Parents orphelins

Sans traces apparentes parle des blessures qui nous sont léguées par nos ancêtres mais aussi de réparation. Or, certaines nous marquent à jamais, comme la perte d’un enfant. Aujourd’hui, jour de Tous les Saints, je voulais dédier ces quelques mots à tous les parents orphelins qui souffrent à travers le monde.

 

Neuf mois à imaginer
La vie qui se formait
Au sein de son cocon douillet
Au rythme de caresses partagées.

Un jour, une heure, une seconde
Suspendue entre deux mondes
La fusion des corps s’est achevée
Apparaît le nouveau-né.

L’intensité du bonheur
De la serrer entre ses bras
De la presser tout contre soi
Enfin, cœur contre cœur.

Quelques petits mois seulement
Leur ont été accordés.
Dans un silence fracassant
La petite âme s’est envolée.

Et il ne reste sur cette terre
Que la souffrance d’une mère
Qui prie que Dieu existe
Qu’il veille sur sa si-petite.

Que la volonté du Ciel
Fasse que la séparation cruelle
Ne dure pas plus d’une vie
Que l’Éternité les voit réunies.

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