L’été 2016

La grisaille de l’automne s’installe doucement, c’est le moment où la nature se met en sommeil. L’ours ventru rejoint sa tanière, les feuilles retournent à la terre… L’auteur termine sa ronde des salons et dédicaces et regagne son clavier.

L’été 2016 restera à part dans mes souvenirs. Comme toutes les premières fois.

Avec mon premier roman, je suis allée à la rencontre des lecteurs. Dans les Landes, en bord d’océan ou dans les terres du Tursan, dans les campagnes colorées du Périgord ou près de chez moi dans l’Entre-deux Mers ou à Bordeaux…

Sous le soleil devant les maisons de la presse ou sous les néons des grandes surfaces, avec mes livres et mon trac sous le bras, j’étais là.

Souriant, vous saluant, heureuse de vous regarder aller et venir…

De ma place, invisible, voir les flâneurs insouciants et les amoureux se bécoter au pied des escalators. Sourire devant les jeunes gens en quête de fiches miracles pour préparer le bac et repartir en soupirant devant leur épaisseur. Être émue par ces mains protectrices caressant un ventre rond ou les étreintes pudiques de couples vieillissants.

Je vous revois passant et certains, s’arrêtant.

Je me souviens de vous, suspendant votre route pour échanger quelques mots. À la recherche d’un livre pour la plage ou à l’improviste, parce que j’étais là. Je revois cette lueur pétiller dans vos yeux quand quelque chose dans mes mots vous touchaient, quand vous cédiez à la tentation de vous laisser tenter.

Je me souviens de cette femme âgée qui a acheté le livre pour son arrière-petite-fille et de vous toutes qui l’avaient offert à votre mère ou votre fille. Comme un cadeau à la famille.

Je me souviens de ce jeune homme qui voulait faire une surprise à sa jolie fiancée.

Je me souviens de ce jour à Parentis où j’ai dédicacé le livre à deux sœurs, en vacances chez leur grand-mère, Muriel et Carole. Elles s’appelaient LABARTHE !

Et je me souviens de vous, membres du jury, qui avaient distingué Sans traces apparentes.

  • 9 avril 2016 à FIGEAC, 1er prix du Salon du Livre.
  • 9 octobre 2016 à GEAUNE, Coup de cœur du jury de Lire en Tursan.

Deux grands moments d’émotion. Le bonheur de savoir que le livre a été aimé, encouragement puissant à continuer à écrire.

Je me souviens de ces rencontres avec les lecteurs de bibliothèques, de vos questions et de votre regard sur ce livre que vous avez fait vôtre et qui ne m’appartient plus.

À tous, je vous dis mille merci pour ces rencontres qui ont mis du soleil dans ma mémoire et de la lumière sur ce premier roman.

ete2016

PS : Pour les lecteurs qui m’ont demandé plus d’informations sur la psychogénéalogie, j’ai mis à jour la page et ajouté quelques éléments issus de mes recherches : cliquez ici !