Les jours des merveilles

Hier, vendredi 13.

J’adore ces journées. Elles ont une atmosphère envoûtante, apporteuses de chance pour les uns, donneuses de malheur pour les autres.

Sources de toutes les superstitions, elles sont pour moi sources d’inspirations. Elles me rappellent combien la magie ordinaire nous entoure. Invisible et présente, pour les yeux du cœur… ou ceux de l’imaginaire.

Hier donc, je comptais écrire un article sur ce merveilleux inexpliqué dans lequel nous vivons. Et rien… De manière inexplicable, mon stylo est resté sec. Ni l’encre ni les mots ne coulaient. Partis sans laisser d’adresse.

Fatiguée par ma semaine de reprise dans ce monde de fous, je n’avais pas envie de batailler. Si les mots préféraient aller à l’aqua-poney… je n’allais pas leur courir après. J’ai laissé ma page pâlir de dépit et je me suis choisie un film : Le goût des merveilles.

Les merveilles, vous savez, ce sont ces petits beignets gras et sucrés qui réconfortent les cœurs d’enfants. Eh bien, c’est exactement ce qui s’est passé avec ce film.

Oui, l’histoire est cousue de fil blanc. Il y a bien quelques rebondissements mais ils ne trompent personne. On sait dès les premières minutes du film comment tout ça finira bien. Et c’est tant mieux ! Ce film est un petit bijou lumineux capable d’ensoleiller n’importe quelle journée grisouillarde.

Les personnages, à la fois ordinaires et hors normes, m’ont embarquée dans un monde profondément humain. Les relations entre les personnages sont ponctuées de jolis mots, qui sont aussi des mots vrais, dénués de tricherie. Des mots pour s’émerveiller du monde et de l’autre.

Alors on se dit que des gens comme ça, on ne les voit qu’au cinéma. Que ça n’existe pas. Que cet émerveillement naïf ne peut pas se vivre dans le monde réel.

Et pourtant… Et si… Et si, en cherchant bien, on pouvait vivre chaque jour quelques minutes d’émerveillement ?

D’ailleurs, il paraît que ce film a été inspiré d’une fée réelle…

20170114_gout_merveilles

Le PitchAu cœur de la Drôme provençale, Louise élève seule ses deux enfants et tente de préserver l’exploitation familiale. Un soir, elle manque d’écraser un inconnu au comportement singulier. Cet homme se révèle vite différent de la plupart des gens. Et sa capacité d’émerveillement pourrait bien changer la vie de Louise et de sa famille.

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22 réflexions sur “Les jours des merveilles

  1. « Sources de toutes les superstitions, elles sont pour moi sources d’inspirations. Elles me rappellent combien la magie ordinaire nous entoure. Invisible et présente, pour les yeux du cœur… ou ceux de l’imaginaire ».

    J´ai bien aimé ces mots, chère Elisa!… je trouve que la même chose m´arrive, dans ces occasions.
    Peut-être, inconsciemment, nous nous défendons des superstitions 😉
    Le film semble très bon! 😀 Bisous!

    • Le film a déjà un an, n’a pas été un succès commercial et n’est pas un chef d’oeuvre. Mais bon sang, qu’est-ce qu’il m’a fait comme bien !

  2. « comment tout ça finira bien. Et c’est tant mieux ! » Cela fait tellement de bien la simplicité du « tout fini bien » 🙂
    La capacité d’émerveillement devrait être une obligation une fois par jour minimum 😉 😀
    Va falloir que je vois ce film, merci pour >’envie que tu diffuses si bien, malgré tes mots coincés à l’aqua-poney 😆 je suis pliée en 2 …. c’est malin 😀
    Gros bisous 🙂

  3. Merci Elisa pour ce beau partage.Tu en parles tellement bien que cela m’a donné envie de découvrir le film.Quelquefois, la découverte de personnages forts et de leurs échanges authentiques fait oublier les superstitions les plus tenaces 😉
    Beau dimanche à toi ! 🙂

  4. Pingback: Les jours des merveilles — Élisa Tixen, blog d’auteur | MONSITE

  5. Bonsoir Elisa.
    Inspiré de fées réelles ! Joli mot. J’aurai bien aimé le trouvé, celui-là. Bravo.
    Quant aux vendredis 13, c’est vrai que cette foutue Française des Jeux a très bien su saisir sa chance pour nous embobiner… et emporter le jackpot.
    A bientôt.

  6. Tu m’as fait sourire avec tes mots partis sans laisser d’adresse, et la page qui pâlit de dépit…
    Comment refuser une parenthèse … une pause dans le tourbillon du quotidien ? J’aime ces titres qui ramènent à la mémoire d’une saveur 😉
    Doux week-end
    Bisousss d’amitié

  7. Bonsoir Elisa
    Ce film si léger et si merveilleux à la fois et qui a des personnages aussi ordinaires et humains que quiconque., vous a au moins permis de remplir votre feuille restée blanche le vendredi 13….!!! Moi je ne suis pas fan des vendredis 13 pour diverses raisons mais je fais mon loto (que je perds forcément !) comme beaucoup et je ne vis jamais cette journée comme les autres !!! Allez savoir pourquoi ??? Une superstition ! Un soupçon d angoisse ou simplement mon cerveau qui réagit à « cette date » !!! Bref ! En fait le vendredi 13 est un jour comme le jeudi qui le précède ou le samedi qui le suit mais notre subconscient (et les médias aussi !!!) nous le rappelle toujours…Par contre, je ne connais pas le film dont vous parlez mais s il repasse à l occasion je le regarderai. Je vous souhaite une très bonne soirée Elisa et un bon week-end. ..Bien amicalement. Annick Genin

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