Les fêtes sont cruelles pour les esseulés. Noël pour les sans-familles, la Saint-Valentin pour les sans-amoureux…

silhouettes heads of the bride and groom in darkness

TCPC. Ça pourrait être le titre d’une émission de jeu. Ce n’est qu’un jingle pub à la moitié de la vie. Les derniers mensonges avant le générique de la fin.

Tout Ça Pour Ça…

Tant d’enthousiasme, tant d’élans, d’attentes, de joies, de déceptions même parfois. Et puis…

Et puis plus rien. Comme si la vie, la vraie, celle qui bouge et qui vous rend vivant, celle qui vous fait lever d’un bond même quand vous êtes au fond du gouffre. Cette vie là a disparu. Pfffftt ! Envolée, évanouie. Plus là, plus rien.

Rien qu’un grand vide, un trou noir.

Se sentir comme un château de sable à quelques mètres des vagues. Quelques instants en suspension quand on espère encore que rien ne va s’écrouler, que la vague s’abattra ailleurs.

Tout Ça Pour Ça !

Pour finir seule à crever de solitude, les rêves échus.

Les yeux qui piquent le soir, le silence du téléviseur éteint, les poireaux qui étouffent lentement pour la soupe…

Tout Ça Pour Ça ?

Quelques souvenirs fugaces refusent de partir. Lambeaux qui s’accrochent à ce qui  n’est plus.

L’image d’un sourire, l’écho d’un rire, une main sur l’épaule, un câlin, une ivresse, de gros sanglots. Un flot d’espoir, un clin d’œil, des mains unies, course vers le plaisir, attentes partagées. Nos peurs, nos fous rires. Notre vie, ensemble.

Tout Ça Pour Ça !?…

Est-ce que ça en valait ma peine ?