B… comme BEAU

Nous avons tous été bercés à l’ombre des grands écrivains et les histoires qui tournent dans nos têtes, nous les rêvons littéraires, percutant le monde et ses idées reçues à coup de figures de style éblouissantes… L’académie française sinon rien !

À votre avis, à quoi sert d’écrire beau ?

Dans un roman, les mots sont d’abord au service de l’histoire. Ils sont la voix des personnages, nourrissent l’univers, portent l’intrigue…

Vouloir écrire beau peut aller à l’encontre de la puissance de l’histoire, de son atmosphère. Vouloir écrire beau sert souvent l’égo de l’auteur plus que son récit. Même si la musique des mots résonne agréablement à l’oreille, il faut parfois renoncer à ses « petites chéries » qui affaiblissent le texte par trop de joliesse et de formules fleuries.

Donc, restez cool. Ne cherchez pas à faire littéraire, écrivez simple.

Soyez au clair sur vos intentions : l’action en cours, les interactions que vous voulez provoquer entre les personnages, l’atmosphère dans laquelle vous voulez immerger votre lecteur… Puis écrivez en utilisant les mots qui permettent au lecteur de visualiser la scène et d’être immergé dans l’histoire.

Les mots qui serviront le mieux votre histoire sont ceux qui donneront le rythme que vous recherchez (lent ou rapide), qui provoqueront les émotions que vous voulez transmettre, qui insinueront dans l’esprit du lecteur la tension qu’il est venu chercher.

Par exemple, pour une scène d’action, préférez des mots courts qui rythment les événements. En revanche, pour marquer une pause dans le récit, les phrases peuvent s’attardent et offrir ainsi une respiration à votre lecteur.