Bouge ton sac, Nadia !

Nadia Bourgeois est l’auteure d’une pièce de théâtre qui a tenu le haut de l’affiche pendant 2 ans à Bordeaux : Bouge ton cube.

Elle revient cette fois avec un guide pratico-ludique sur la sacologie : Comment trouver un homme assorti à son sac à main.

couvsacamainLes éditions la Boite à Pandore ne pouvait pas laisser passer ce petit bijou sans l’ouvrir.

Un livre délicieusement girly qui pose des questions de fond sur les relations amoureuses :

– Et si nos sacs étaient révélateurs du portrait de notre futur prince charmant?

– Que trimballez-vous dans le vôtre qui en dirait long sur votre personnalité ?

Optimiste et richement documenté, ce livre plein de pep’s vous fera voyager de sac en sac !

Si vous ne connaissez pas l’univers de Nadia, attention ça décoiffe. Loufoque et tendre, elle renverse le monde de son regard bien veillant. C’est vrai quoi, depuis le temps qu’on cherche un sac assorti à nos chaussures, on ne voit pas plus loin que le bout de nos pieds…

5 questions à Nadia Bourgeois sur Nadia Bourgeois…

  • Dans la peau de quelle personnalité aimerais-tu vivre une journée ? Et qu’en profiterais-tu pour faire ?

J’aimerais être Dieu, l’espace d’une journée, et répandre la paix sur le monde.

  •  Quelle est la question qui te tourmente le matin au réveil ?

Aucune question ne me tourmente au réveil, je suis toujours de bonne humeur, c’est ensuite que cela se complique…  quelle tenue vais-je mettre ? Vais-je réussir mes échecs ? Je plaisante, mais cela varie en fonction de ma préoccupation du moment. En profondeur, ce qui me tourmente, c’est l’avenir de l’humanité.

  • Où étais-tu avant ta naissance ?

Dans la tête d’un fou sûrement !

  • Que dirais-tu à la jeune Nadia le jour où elle a écrit la première page de son premier texte ?

Aie confiance et vas-y, fonce, ce n’est que du bonheur !

  • Quelle est la citation que tu aimerais relier à tes livres ?

Il y en a tant ! Celle qui me vient à l’esprit aujourd’hui serait : « Tout est possible, même Dieu » d’Ernest Renan

« La valse des folles » Zema Birdy

« La valse des folles » est un recueil de nouvelles écrit par Zema Birdy. C’est le deuxième livre que je lis de cette auteure, le premier étant son roman « L’arbre aux fruits maudits ».

Zema Birdy est une auteure à l’univers très particulier, qui puise son inspiration dans les anecdotes de la grande histoire. On apprend des tas de choses insolites à la lire, comme l’histoire du Bal des folles, organisé chaque année à l’Hospice de la Salpétrière, pour le divertissement du « beau monde ».

Une plume très particulière aussi, avec un sens de la formule qui vous fauche en pleine lecture : « des lavomatics placés en retrait comme des chevaux de course dans des boxes », un monde hospitalier « à cheval entre une morgue, un musée et un club échangiste », une grande parfumeuse « coupée du monde et des honneurs, pareille à l’escargot qui se rétracte sous l’effet du doigt qui tente de le caresser »…

Enfin, Zema Birdy a un goût particulier pour nous emmener là où on ne s’y attend pas, ses histoires sont très originales. Quant à la chute… chut !

Zema 2ok

Zema Birdy a accepté de se dévoiler au travers de quelques questions.

Dans la peau de quelle personnalité aimerais-tu vivre une journée ? Et qu’en profiterais-tu pour faire ?

Est-ce que cela te surprendra si je te dis que je n’ai ni « Dieu ni maître » ? Je suis plutôt un produit avec options. C’est-à-dire que d’un modèle standardisé j’essaye de créer un modèle unique. Non pas que ressembler aux autres me dérange, mais quelque part j’espère être différente.

Ne pas rentrer dans le moule convient parfaitement à mon côté rebelle. N’empêche que si pendant une journée je devais entrer dans la peau d’un autre entre vingt et quarante je t’aurais répondu à la fois Charlotte Rampling pour tourner un film et Louise Michel perchée sur une barricade et encourager le peuple de Paris. Aujourd’hui je choisirais plutôt Gaspard Proust ou Lucchini. Une façon personnelle de surtout ne pas se prendre au sérieux, mais avec intelligence, conviction et sans modération.

Quelle est la question qui te tourmente le matin au réveil ?

Rien, j’ai le pouvoir de clouer le bec à mes chagrins ou mes bonheurs et de me réveiller sans  l’esprit libre.

Où étais-tu avant ta naissance ?

Pour moitié un ovule ouvrier dans le ventre de ma mère et pour l’autre un spermatozoïde bourgeois dans les testicules de mon père !

Que dirais-tu à la jeune Zema le jour où elle a écrit la première page de son premier roman ?

Toi qui aimes les épreuves, les défis, tu vas être servie …

Une citation qui te touche ?

« Et pourtant elle tourne« . Galilée aurait prononcé cette phrase malgré son abjuration. Cette citation, même si elle n’est qu’un mythe, m’émeut beaucoup. Il est condamné en 1633 et réhabilité seulement en 1992 par l’église!  Je suis une femme qui ne supporte ni l’injustice ni la bêtise.

Dernière chose, raconte-nous ton pseudo stp ?

Je cherchais un prénom orignal, je l’ai trouvé dans mon arbre généalogique : Zema est le prénom de mon arrière grand-mère. Quant à Birdy c’est un trait d’humour, une provocation. D’une part vis-à-vis de mon mari qui ne croyait pas à l’écriture de mon roman et qui joue au golf (birdy est un terme de golf). D’autre part c’est aussi « petit oiseau » en anglais, là encore une façon de ne pas me prendre au sérieux.

Merci Zema et bon vent à la Valse des folles 🙂

Le sang des vignes par Laurence Marino

Hier, nous avons allumé une bougie à nos fenêtres.
Aujourd’hui, « Il est grand temps de rallumer les étoiles » (Guillaume Apollinaire).

Etoiles

Le sang des vignes

Tout ce week-end, Laurence Marino vous offre sa dernière nouvelle publiée sur Amazon en cadeau. L’occasion de découvrir son univers, cette histoire sombre et haletante qui parle de sang et de vin, d’hommes et de passion pour cette terre espagnole.

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Le sang des vignes, Laurence Marino

 

Pour faire connaissance avec l’auteure

A la question « Pourquoi j’écris », Laurence Marino répond comme répondent les enfants aux questions évidentes : « Parce  que… ». Parce que je ne peux pas faire autrement, parce que j’aime ça plus que tout ! Mon plus grand bonheur est de partager et de faire plaisir.

Elle a accepté de répondre à quelques questions futiles et indiscrètes (ce sont les meilleures !).

  • Dans la peau de quelle personnalité aimerais-tu vivre une journée ? Et qu’en profiterais-tu pour faire ?

J’ai une personne imaginaire qui me vient à l’esprit : Mary Poppins pour voler et passer d’un monde à l’autre… J’aime son côté magicienne et enchanteresse du quotidien. En personne vivante et contemporaine, je pense plutôt à une femme comme la chanteuse Zazie… J’aime son écriture et sa personne. Je ferais un concert pour vivre cette relation au public. je suis très admirative des personnes qui se produisent sur scène et qui captent des milliers de gens en même temps

  • Quelle est la question qui te tourmente le matin au réveil ?

Peu de questions me tourmentent dès le réveil mais je me demande souvent comment trouver le temps d’être avec les gens que j’aime, d’écrire mon futur roman….

  • Où étais-tu avant la naissance ?

Certainement proche de la mer. J’adore l’océan… J’ai dû aussi me promener et vivre longtemps en Inde car je voue une réelle passion pour ce pays , ses couleurs, ses odeurs, sa musique et même sa nourriture !

  • Que dirais-tu à la jeune Laurence le jour où elle a écrit la première page de son premier roman ?

Persévère, continue, fais toi plaisir toujours… N’attends pas la gloire, partage tes textes, apprends, écris et vis.

  • Quelle est la citation que tu aimerais relier à tes livres ?« On croit que, lorsqu’une chose finit, une autre recommence tout de suite. Non. Entre les deux c’est la pagaille ». C’est marguerite Duras (que j’adore) dans Hiroshima mon amour qui écrit cette phrase. Pour moi c’est pareil ; entre deux livres c’est la pagaille… Mes héros s’accrochent et ont du mal à laisser la place aux nouveaux…..

Merci Laurence pour tes réponses 🙂

Ecrire un cri

Quelle différence faites-vous entre la peinture et la peinture ?

Dans le premier cas, la peinture est un loisir créatif. Objectif : se faire plaisir en créant, s’offrir une œuvre sur le mode du do-it yourself. Dans le second cas, on représente sa vision du monde à grands traits de couleurs et de formes.

Le cri, Edvard Munch

Le cri, Edvard Munch

En écriture, c’est le même schéma. On peut écrire pour soi, pour le plaisir de jouer avec les mots ou les idées. Certains auteurs disent avoir écrit leur premier livre pour trouver l’histoire qu’ils auraient voulu lire. Au-delà, il y a aussi ceux qui écrivent, peignent, sculptent… parce qu’ils ont quelque chose à exprimer. Parce que s’ils ne le font pas, leur cri intérieur les étouffe.

Écoutez la rage des rappeurs, ressentez les déclarations d’amour des poètes, entendez leur appel aux armes ou aux larmes. Ils connaissent cette « impérieuse nécessité », écrire pour vivre libre.

Entraves et Liberté

C’est précisément cette notion de liberté qui m’anime. La liberté et bien sûr son frère ennemi, l’esclavage. Sous toutes ses formes. Que les chaînes soient forgées dans l’acier le plus dur ou qu’elles soient immatérielles.

La conquête de sa liberté devient le thème récurrent de mes récits. Avec Sans traces apparentes, il s’agit de se libérer des dettes du passé. Dans mon prochain livre, je parlerai du risque à oser « vivre sa vie » en dehors des normes. Un jour, probablement, j’écrirai une histoire de révolte.

Hier, 10 mai, journée commémorative de l’abolition de l’esclavage et inauguration du Mémorial ACTe en Guadeloupe. Pour ne pas oublier l’inhumanité des négriers dans un présent où des trafiquants modernes jettent à la mer des cargaisons d’hommes, de femmes et d’enfants.

À cette occasion, je voulais vous partager un extrait du roman Cent vies et des poussières, une chronique douce-amère dans laquelle Gisèle Pineau brosse le portrait d’une Guadeloupe tiraillée entre ses douleurs anciennes et ses fléaux modernes. Ce passage raconte l’histoire de la Ravine Claire, refuge pour esclaves en fuite fondé par deux nègres marrons, Judor et Théophée.

Cent vies et des poussières, Gisèle Pineau – extraitCent vies

   « C’était ainsi en ce temps-là, soupira Marga Despigne, dodelinant de la tête comme un vieux dindon.

   « La traite est abolie dans les colonies françaises depuis 1815. Mais l’esclavage perdure. Il faut quand même des bras pour que le travail se fasse dans les plantations. Le sucre l’exige. Les maîtres n’ont pas d’alternative. Grâce à Dieu, les bougresses font des petits. Les nègres engrossent les négresses pour engraisser le patrimoine du maître et agrandir son cheptel d’esclaves. Plus Misyé Hippolyte a des esclaves, plus il est content pour ses champs de canne, pour son sucre adoré. Et Misyé le maître revend aussi les négrillons nés sur son habitation à d’autres de ses congénères, si le cœur lui en dit, s’il a un besoin d’argent, une dette de jeu, une envie de beau voyage en Europe… Il fait pareil avec ses cochonnets, ses cabrissaux, ses poussins… Tous ses animaux…

   « Auparavant, au temps où Théophée était encore esclave, elle en avait porté six. Six petits nègres, tous propriété de son maître. Elle leur avait donné son lait et les avait vus forcir. Et puis, le cœur déchiré, elle les avait regardés partir. Vendus l’un après l’autre par Misyé le maître qui n’aime pas que ses nègres se prennent à imaginer qu’ils peuvent disposer d’eux-mêmes et des fruits de leurs entrailles. Il se moque bien de ce que les grands juristes – au pays de France – ont écrit dans le Code nègre. Il pisse sur les abolitionnistes qui ruent dans les brancards de l’autre côté de l’Océan, sur le vieux continent. Il a prévenu sa négraille : ‘’Tant que je serai vif, pas un de mes nègres ne pourra se racheter. Faut point s’attacher à ces petiots-là mêmes s’ils sont sortis de votre ventre, ce sont mes biens meubles. Je les loue et je les vends quand ça me chante ! Et compter pas sur un affranchissement ! Et je fouette et je mets à la barre ceux-là qui veulent pas entendre ce langage !’’ À ses yeux, les nègres sont pas plus civilisés que des primates. ‘’Les femelles mettent bas où il plaît à Dieu, sans grande souffrance, comme si elles allaient déféquer, dit-il dans ses conversations de salon. Quant aux mâles, ce sont de bons reproducteurs et ils aiment ça, mes étalons, vous pouvez me croire, copuler c’est leur distraction et leur plaisir après le travail. Et moi, ça m’enrichit’’.

   « Théophée est déjà une vieille femme d’au moins trente-huit ans lorsqu’elle arrive à la Ravine Claire. Et c’est presque un miracle, à son âge, elle est enceinte de son septième enfant. Et celui-là, Seigneur, elle ne veut pas que Misyé le maître Hippolyte le ravisse. Celui-là, elle craint qu’il soit le dernier enfant qu’elle puisse mettre au monde. Celui-là, Mon Dieu, elle veut le garder pour elle toute seule, pour la joie de son cœur. Celui-là, elle veut qu’il naisse libre…

La fenêtre de Milena

Une grosse envie de vous parler de la fenêtre de Milena :

« Vous est-il arrivé une fois de voir derrière les barreaux de sa prison le visage d’un prisonnier ? Un visage découpé par les barreaux en croix ? Alors vous aurez compris que c’est la fenêtre, et non pas la porte, qui ouvre sur la liberté. Devant la fenêtre, il y a le monde. Un visage derrière les barreaux d’une fenêtre est plus terrible qu’un homme derrière une porte verrouillée. Car, à la fenêtre, il y a tout l’espoir de la lumière, du soleil qui se lève, de l’horizon ; à la fenêtre, il y a les désirs et les souhaits. Derrière la porte, il y a seulement la réalité. »

Fenetre_barreaux1Ces phrases ont été écrites par Milena JESENSKA (1896-1944), muse de Franz KAFKA, à laquelle je porte une profonde admiration.

Cet esprit libre a marqué ses billets de voyage d’un ton nouveau pour l’époque. S’impliquant comme témoin de son temps, elle parle volontiers directement à ses lecteurs, leur ouvre plutôt son journal quotidien qu’elle ne leur donne des informations. Son ancrage à gauche, du côté des gens « vrais », ses reportages au style particulier comme une conversation, font vivre le quotidien des rues. Si elle change souvent de journal, elle restera toujours fidèle à sa voix. Elle est pour moi la première des blogueuses !

Engagée au côté de tous ceux qui lui sembleront œuvrer pour la liberté, elle demeure une des figures majeures de l’émancipation des femmes dans l’entre-deux guerres. Elle écrit dans la presse communiste, puis se rétracte et devient une ardente adversaire des dogmatiques à la solde de Moscou, ne pouvant admettre qu’un parti politique vous gouverne jusque dans votre vie privée. Ses critiques, qui assimilent Hitler et Staline, la feront haïr.

Arrêtée en novembre 1939, elle est déportée à Ravensbrück comme opposante et devient l’espoir de toutes les femmes, qui la connaissent et la reconnaissent, et auxquelles elle donne sans compter ses dernières forces pour les aider à survivre. Mutée à l’infirmerie, elle aura la charge des filles atteintes de maladies vénériennes et en sauvera beaucoup, par ses soins, par sa disponibilité à leur écoute.

Epuisée, rongée par la maladie, elle meurt au camp de Ravensbrück le 17 mai 1944.

Milena_JesenskáVoici ce qu’elle écrivait en 1919, décrivant un rêve : « Quelque part lorsque la planète tout entière a été frappée par la guerre, d’interminables trains quittaient la gare l’un après l’autre… le monde se transformait en un réseau de voies ferrées emportant des êtres affolés, des êtres qui avaient perdu leur maison et leur patrie. Enfin, les trains s’arrêtèrent au bord du vide. Contrôle ! tout le monde descend ! hurla un préposé… Un douanier s’approcha de moi. Je regardais son papier déplié. Je lus, écrit en vingt langues différentes : Condamnés à mort. »

Extrait de l’article publié sur le salon-litteraire.com

La Reine du découpage

Je lis beaucoup, de tout genre… ou presque. Il y a certains livres dont je me tiens soigneusement à l’écart. Par exemple, les témoignages de survivants de drames inhumains ou les romans ancrés dans un contexte trop noir…

Par mon métier, je baigne en permanence dans les réalités sociales, expression politiquement correcte pour désigner la misère moderne. Alors quand je lis, j’évite les émotions susceptibles de me broyer un peu plus le cœur.

Autres livres dont je ne recherche pas la compagnie, les biopics des semi-people. Même si je me jette avec jubilation sur leurs tribulations étalées dans les salles d’attente. Quant aux « épanchements de signaux de vie » rédigés par des inconnus, j’avoue avoir de nombreux préjugés par rapport aux détails nostalgico-niais qui n’intéressent que tata Poule ou tonton Camion.

20150317_reinedecoupageLes Éditions de la Rémanence font une large part aux biographies et témoignages. J’ai donc décidé d’aller au-delà de mes préjugés et de me plonger dans ces récits de vie. J’ai choisi de lire La Reine du découpage dont le pitch m’avait intriguée : une petite fille, Cécile, découvre « l’existence » de la mort et trouve ainsi sa vocation : écrire des oraisons.

J’ai très vite oublié que je lisais une « bio » et je me suis fait happer par l’histoire. J’ai adoré la galerie pittoresque des personnages. Mon préféré : le photographe et sa vitrine, ancêtre des pages facebook. J’ai vibré avec cette héroïne haute de six ans, son amitié presque clandestine avec Eline la foraine,  la façon dont elle découvre brutalement l’horreur de la déportation… C’est l’histoire de Cécile et en patchwork, c’est une histoire où chacun peut se retrouver.

Une belle tranche de vie qui me réconcilie avec le genre et un catalogue auquel je serai fière d’appartenir !

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Si l’envie d’écrire votre histoire familiale vous titille,
Marie-Adrienne Carrara vient de publier un billet où elle donne de précieux conseils.

J’écris donc je lis

Je lis beaucoup, les livres ne font pas seulement partie de ma vie, ils font partie de moi.

Pour mes lectures « détente », je choisis selon des critères bien établis : l’auteur, le genre et la 4ème de couverture. Feuilleter quelques pages au hasard et hop à la caisse ! En vacances ou dans les transports, des livres faciles à lire et à reprendre.

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Il y a d’autres lectures dont j’attends plus : une immersion dans un univers ou un thème, à laquelle se mêlent émotion, découverte, bouleversement de croyances… Une évasion dont on revient transformé.

J’attends plus donc j’ai besoin de plus. Avant d’acheter ces « pépites » qui débordent mes horizons habituels, quelques pages feuilletées au hasard ne suffisent pas… Il me faut aussi savoir qui parle.

De plus en plus, me voilà partie à la découverte de l’auteur autant que du récit. Bien sûr, internet est le premier pourvoyeur d’informations mais il y a aussi le plaisir des rencontres en live, pour de vrai ! Les entretiens suivis de dédicaces organisés par les libraires, les soirées thématiques des médiathèques, les tables rondes lors de manifestations comme l’Escale du livre de Bordeaux ou Lire en poche de Gradignan, deux événements que je ne manque jamais.

Je suis rarement déçue par ces rencontres et par les ouvrages que j’y achète. Quand j’ai aimé le livre, j’apprécie souvent son auteur. Et quand j’aime ce que donne à voir un auteur que je ne connais pas, j’aime son livre.

Revue poétique 17 secondes. Publication

Après les événements dramatiques des derniers jours, voici un recueil de poésie qui tombe à pic ! Des écritures éclectiques, émouvantes… Un beau recueil à découvrir sans tarder 🙂

Laurence Marino Auteur etc….

Quel honneur d’être publiée dans cette revue ! Une revue qui aime les artistes, les étranges et les couleurs. C’est une oeuvre d’art et ce numéro est particulièrement somptueux. Je vous invite à le découvrir en version électronique. Il sera en vente version papier dans quelques jours !

http://fr.calameo.com/read/002027389c3aa07d7d053

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Mes livres me parlent… et je leur réponds

Les livres : Quel est celui d’entre nous que tu préfères ?

Quelle question ! Je vous aime tous, bien sûr…
Bon d’accord, j’avoue. Vous êtes quelques uns à avoir marqué mon esprit pour toujours

  • Inconnu à cette adresse de Kressmann Taylor
    J’ai vibré du début jusqu’à la fin. Au début, j’ai souri, ensuite j’ai eu peur. J’ai senti monter mon indignation puis l’envie sanguinaire de venger Griselle et Max. J’ai terminé le livre essoufflée. C’était la première fois que je n’ai pas été frustrée par un format court.
  • Côté romans, la liste est longue, je ne peux pas tous vous citer.
    Pêle-mêle : Les Monologues du Vagin, Les heures silencieuses, Les Souvenirs, Si c’est un homme, Un lac immense et blanc, Le soleil des Scorta, L’étranger, Immortelle randonnée, Soie, Millenium… Et tant d’autres !
    Le point commun entre vous tous, quel que soit le genre : vous m’avez ouvert des mondes inconnus et fait vivre de belles émotions.
  • La montée des incertitudes de Robert Castel
    Une préférence marquée pour les essais qui choisissent une clé de compréhension issue de la sociologie.

Les livres : Et ceux sur les étagère du haut, c’est qui ? On dirait qu’ils sont neufs…

Euh… Il y a les grands classiques de littérature. Je les ai lus à l’école et je voudrais les relire. Tous ! Une promesse renouvelée chaque été. Un jour, je la tiendrai.

Il y a aussi les ouvrages de développement personnel. Je sais, je sais, je ne les mets jamais en pratique. Pardon. Mais dans bien des cas, vous avoir à mes côtés suffit à me rassurer.

Les livres : Qu’est-ce que tu lis en ce moment ?

Le quatrième mur, de Sorj Chalandon.
On est en 1976. Sam est metteur en scène, et militant, et réfugié grec, et juif en secret. Son autre secret est un rêve : monter l’Antigone d’Anouilh au Liban alors que le pays est en guerre. Quand Sam tombe malade, son ami Georges reprend le flambeau pour passer du théâtre de rue au théâtre de ruines. Mais je n’en suis pas encore là.

Les livres : Quel est le livre que tu ne prêterais pas ?

Aucun.
Vous êtes faits pour vivre libres, circuler entre les mains et dans les têtes.
Je vous prête tous.
Avec de nombreuses recommandations bien sûr et parfois quelques réticences.

Et vous, qu’est-ce que vos livres vous disent ?