À la rencontre des lecteurs

Avec le printemps, les salons du livre fleurissent un peu partout en France. En fait, partout beaucoup…

L’occasion pour les auteurs de rencontrer celles et ceux pour qui ils passent des nuits blanches à noircir des centaines de feuilles. L’occasion pour les lecteurs de rencontrer en chair et en os ceux qui leur font parfois passer une nuit blanche, incapables de lâcher les pages noircies.

J’adore ces moments où ces deux facettes d’une même passion se retrouvent sous le même toit, cette ébullition de neurones en quête de sensations.

Je garde un excellent souvenir de cet été 2016 en votre compagnie (cliquez ici pour l’album souvenir).

Après un hiver à écrire, j’avoue, j’ai hâte de vous retrouver :

8 et 9 avril 2017 à Soulac-sur-Mer, à la pointe du Médoc

14 mai 2017 à Parentis dans les Landes, là même où l’année dernière j’avais dédicacé Sans traces apparentes à deux soeurs Labarthe, en vacances chez leur grand-mère !

Et bien d’autres dates à venir…

À très bientôt 🙂

Bouge ton sac, Nadia !

Nadia Bourgeois est l’auteure d’une pièce de théâtre qui a tenu le haut de l’affiche pendant 2 ans à Bordeaux : Bouge ton cube.

Elle revient cette fois avec un guide pratico-ludique sur la sacologie : Comment trouver un homme assorti à son sac à main.

couvsacamainLes éditions la Boite à Pandore ne pouvait pas laisser passer ce petit bijou sans l’ouvrir.

Un livre délicieusement girly qui pose des questions de fond sur les relations amoureuses :

– Et si nos sacs étaient révélateurs du portrait de notre futur prince charmant?

– Que trimballez-vous dans le vôtre qui en dirait long sur votre personnalité ?

Optimiste et richement documenté, ce livre plein de pep’s vous fera voyager de sac en sac !

Si vous ne connaissez pas l’univers de Nadia, attention ça décoiffe. Loufoque et tendre, elle renverse le monde de son regard bien veillant. C’est vrai quoi, depuis le temps qu’on cherche un sac assorti à nos chaussures, on ne voit pas plus loin que le bout de nos pieds…

5 questions à Nadia Bourgeois sur Nadia Bourgeois…

  • Dans la peau de quelle personnalité aimerais-tu vivre une journée ? Et qu’en profiterais-tu pour faire ?

J’aimerais être Dieu, l’espace d’une journée, et répandre la paix sur le monde.

  •  Quelle est la question qui te tourmente le matin au réveil ?

Aucune question ne me tourmente au réveil, je suis toujours de bonne humeur, c’est ensuite que cela se complique…  quelle tenue vais-je mettre ? Vais-je réussir mes échecs ? Je plaisante, mais cela varie en fonction de ma préoccupation du moment. En profondeur, ce qui me tourmente, c’est l’avenir de l’humanité.

  • Où étais-tu avant ta naissance ?

Dans la tête d’un fou sûrement !

  • Que dirais-tu à la jeune Nadia le jour où elle a écrit la première page de son premier texte ?

Aie confiance et vas-y, fonce, ce n’est que du bonheur !

  • Quelle est la citation que tu aimerais relier à tes livres ?

Il y en a tant ! Celle qui me vient à l’esprit aujourd’hui serait : « Tout est possible, même Dieu » d’Ernest Renan

La désobéissance des pouces

  • Trois ans de cogitations intenses, d’arrachages de cheveux…
  • 5 kilos en sodas sucrés, chocolats et autres boosters caloriques de neurones…
  • 27 crayons, 3 arbres, 2 ordinateurs…

Mais ça y est !

Mon recueil de nouvelles, La désobéissance des pouces, a pris son envol vers les maisons d’édition.

Bien sûr, il y a plus d’auteurs de nouvelles en France que de lecteurs et les éditeurs sont plutôt frileux  pour investir dans ce genre quand on n’a pas un nom connu. Donc je ne m’attends pas à ce qu’il soit reçu à bras ouverts dans les comités de lecture.

Mais je passe ma vie à inventer des histoires, à mettre toute mon énergie pour faire rêver les autres (vous chers lecteurs). Alors pourquoi ne pourrais-je pas y croire pour moi-même ?…

passeport

Rien que pour vos yeux, le pitch du recueil.

Deux mille ans que l’histoire a remisé ses antiquités, que les chaînes n’enserrent plus nos cous, qu’elles n’entravent plus nos chevilles et ne broient plus nos pouces.

Depuis la Révolution, nous naissons « libres et égaux en droits » mais nous arrivons toujours au monde suspendus à un cordon ombilical… Une fois délivrés, nous sommes nombreux à nous dire prêts à mourir pour défendre ces libertés promises. Un rêve qui a marqué les pages de notre histoire en lettres de sang.

Aujourd’hui, les marques ostentatoires d’asservissement ont disparu… mais peut-être sont-elles simplement devenues indolores au point que nous ne sentons plus leur poids ?

Ce recueil est né de nombreuses questions qui me tourmentent régulièrement. Non pas sur la liberté dans le monde, mais sur notre latitude en tant qu’individu à exercer notre droit à vivre notre vie. À travers le temps, comment se mesure ce droit ? Par l’évolution de notre espace de liberté ou par les sanctions encourues à en franchir les limites ?

En clair,
que risquent ceux qui osent s’affranchir de leurs carcans ?

C’est cette question j’ai choisi d’explorer en tant qu’auteure.

Au travers d’histoires courtes comme la vie, ce recueil raconte le destin ordinaire d’hommes et de femmes qui, chacun à leur manière, refusent de porter les chaînes qui leur étaient préparées et qui osent tout pour tracer leur route. Quel que soit le prix à payer…

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Femmes et engagements

La médiathèque de Carbon Blanc près de Bordeaux organisait en novembre une série d’événements consacrés à Federica Montseny, militante anarchiste, première femme espagnole à devenir ministre.

Un seul semestre à la tête du ministère de la Santé entre 1936 et 1937 mais pendant ce court laps de temps, Federica Montseny instaure des lieux d’accueil pour orphelins, des cantines pour femmes enceintes, des liberatorios (maisons de reconversion) pour les prostituées, une liste de professions ouvertes aux handicapés… Elle demande aussi au docteur Félix Martí Ibáñez de rédiger le premier projet de loi en faveur de l’avortement.

Toutes ses actions ne seront pas mises en œuvre à grande échelle mais elle a donné une impulsion historique pour les politiques sociales futures.federica_montseny_l_indomptable

Dans le cadre de cet hommage, Marie-Laure Fray m’a invitée à animer un atelier d’écriture sur le thème « Femmes et engagement ».

J’adore les ateliers d’écriture. Dès que l’occasion se présente, je fonce. C’est l’occasion de sortir de ses schémas, de découvrir d’autres horizons. L’occasion aussi de partager entre pratiquants d’une activité parfois bien solitaire.

Je n’ai pas réfléchi, j’ai dit oui. Une expérience nouvelle, sur un sujet passionnant, dans un cadre où je prends génératlement beaucoup de plaisir…

J’avais juste oublié que cette fois-ci, c’était à moins de créer les conditions du plaisir d’écrire. Que de nombreux et prestigieux auteurs se sont succédé pour animer les ateliers de la médiathèque dont Hervé Le Corre, Renaud Borderie, Lionel Germain, critique littéraire spécialiste du polar au journal Sud-Ouest…

Non je n’ai pas le trac !

20h. Ils sont là, ils sont venus. Hommes, femmes, jeunes de 16 à 71 ans. Curieux ou écrivants avertis, habitués des ateliers. Il y a même un animateur confirmé. Pas moins de seize personnes, leurs regards braqués sur moi, cahiers ouverts, prêtes à dégainer leur stylo.peur_fuir

Là, j’ai le trac ! Vite ma couette, courir, fuir, disparaître…

Nous nous présentons, vous vous présentez… Tout le monde sourit, contents d’être là. Je respire.

Et puis la magie de l’écriture se met en mouvement. Première consigne pour dérouiller les neurones, les stylos hésitent, puis s’animent. Deuxième consigne, le tempo est donné. Troisième, ah ah… on monte crescendo vers l’objectif.

Enfin, on y est. Écrire un texte mettant en scène un personnage féminin qui affirme son engagement envers et contre tous. Deux scénarios au choix pour guider la créativité, une ou deux contraintes pour le fun… C’est parti !

Un moment de réflexion puis les stylos s’activent. Le temps s’écoule, fébrile, les feuilles se noircissent sans faiblir. 20 minutes c’est court pour écrire un texte, on n’a pas le temps de réfléchir. Tant mieux, se laisser porter par son intuition, par le flux créatif qui donne naissance aux personnages, qui façonne l’histoire…

Le dernier temps de l’atelier est arrivé. Celui du partage. Tous ceux qui le souhaitent lisent leurs textes, les offrent en cadeau aux autres. Prendre conscience de la diversité des voix, du pouvoir de transmettre des émotions fortes, de la performance à construire un récit même imparfait en si peu de temps…

Une sauterelle ninja du 9-3, Loya l’indienne se libérant par l’œil d’un Olympus, une jeune mongole prisonnière d’une vie de yourte, des personnages s’engageant vers l’humanitaire pour de bonnes ou de mauvaises raisons, une capitaine de police, des femmes qui se battent pour leur enfant, Pénélope au cœur de la rue…

Il s’est raconté de si belles histoires mardi à Carbon Blanc. Bravo à tous !

atelier

Quand Elisa rencontre Simone

Jolie rencontre avec Simone, une lectrice en campagne, auteure de chroniques dynamiques qui reflètent sa joie de vivre.

Elle dit qu’elle n’aime pas son prénom, qu’elle trouve vieillot.

C’est le prénom que j’ai choisi pour incarner la grand-mère de Charlie. Avant de me décider définitivement, je regarde toujours sur internet et ailleurs leur signification. « Simone » s’est imposé aussitôt. C’est un prénom plein de force, ancré à la vie. Porté par des femmes éminentes et admirables : Simone de Beauvoir, Simone Weil… pour ne citer qu’elles.

Alors à très bientôt Simone, dans la blogosphère.

Pour lire ses chroniques : Livrophage

Très belle semaine à tous,

 

La livrophage

elisaJ’ai rencontré hier au petit salon du livre de Villefranche sur Saône une blogueuse dont je suis les écrits, Elisa Tixen, qui présentait en compagnie de son éditrice ( éditions de la  Remanence, basées à Bordeaux), son premier roman « Sans traces apparentes ». Je l’ai acheté depuis un bon moment en numérique, il m’attend sur ma liseuse. Elisa est une femme charmante, nous avons discuté un bon moment. Je pense qu’on se reverra. Quant à son éditrice, elle m’a fait plaisir. Cette jeune femme m’a dit qu’elle avait une petite fille de 4 ans qu’elle a prénommée…Simone! Moi qui déteste mon prénom, de ceux dont je pense qu’on devrait les mettre aux oubliettes, et qui font croire à tout le monde qu’on a 60 balais même quand on en a 20…Elle m’a dit qu’effectivement tout le monde croyait que c’était une blague quand elle disait que sa fillette s’appelait Simone…Mais elle…

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Rendez-vous à Villefranche

Mars carnaval. Le mois où l’on met un masque pour défiler dans les rues… Celui où l’hiver prend fin, où les femmes sont mises à l’honneur… Avant qu’avril ne découvre ses fils, Pâques cachera ses œufs dans les jardins.

Mars 2016, c’est aussi pour moi le coup d’envoi des rencontres avec les lecteurs.

Ça commence le 12 mars à Villefranche sur Saône avec mon éditrice, Mathilde et d’autres auteurs « maison ».

J’adore ces rencontres avec les lecteurs. Quelques mots, quelques sourires. Parfois, une main me tend mon livre, avec sa couverture bleutée ; on me demande une dédicace. Wouaouhhhhh !!!!!! Oui je sais, ce n’est pas très littéraire, mais c’est le mot qui traduit le mieux l’excitation de ce moment : Wouaouhhhhh !!!!!!

A chaque fois, je dois me retenir de bondir sur la personne pour la serrer contre moi et lui dire merci-merci-merci. Au lieu de ça, je prends mon stylo et je demande, en empêchant ma voix de trembler « C’est pour vous ? Quel est votre prénom ? »

Je n’en reviens toujours pas. Que des inconnus déboursent 20 euros parce qu’ils ont envie de lire mon histoire… Mes rêves les plus fous se sont réalisés. Ce sont les deuxièmes plus beaux jours de ma vie. Après mon mariage, la naissance de mes enfants… et quelques autres mais bon ! ça vient tout de suite après.

BREF ! Si vous passez près du coteau lyonnais le 12 mars prochain, venez partager un moment avec moi 🙂

Salon Villefranche

Traces d’émotions

Une magnifique journée dimanche pour le salon « Lire dans le vignoble » à Saint-Estèphe. Peintres, sculpteurs, photographes et auteurs étaient au rendez-vous. Ainsi que le public, nombreux. Première rencontre avec des lecteurs de chair et de sang, premières dédicaces…

Signature

Autre émotion dès le lendemain avec la chronique d’Odile dans sa « minute-livre » diffusée sur France Cultures Dijon. Entendre raconter à voix haute l’histoire qu’on avait couchée sur le papier lui donne une autre réalité.

FranceCulturesDijon

Pour écouter le podcast :
http://radio-cultures-dijon.com/wp-content/uploads/La%20minute%20Livre%20-%20Sans%20trace%20apparente.mp3

 

Je me souviens…

Tous les ans en octobre, c’est le « Lire en poche » de Gradignan.

Je me souviens l’année dernière, il faisait beau à se promener sur les pelouses du parc de Mandavit.

Je me souviens de ma rencontre avec Hélène Grémillon, de sa générosité lorsqu’elle nous racontait la genèse du Confident, les horreurs auxquelles les femmes se soumettaient pour avoir un enfant.

Je me souviens de cette table ronde sur la mise en tension dans les thrillers. Et de Henri Loevenbruck nous interpellant : « Mais pourquoi êtes-vous ici enfermés au lieu de profiter du beau temps ? ». A l’époque je n’avais pas osé lui répondre : « L’auteur du Rasoir d’Ockham devrait le savoir ». Il n’y a qu’une réponse possible, Messieurs et Mesdames les auteurs, la plus simple : Pour écouter vos témoignages, nous nourrir de votre expérience, écouter des passionnés parler d’écriture et d’édition… ».

Je me souviens de ces beaux moments…

Et aujourd’hui, c’est mon tour !

J’ai été invitée au Salon du livre de Saint Estèphe, dimanche 11 octobre 2015.StEstephe

Pour la première fois, je vais assister à un salon en tant qu’auteur et partager cette expérience avec d’autres auteurs.

Pour la première fois, je vais rencontrer des lecteurs, des personnes en chair et en os qui aiment se perdre dans les livres.

Pour la première fois, je vais présenter Sans traces apparentes, en parler, raconter l’histoire en live.

Pour la première fois

Vivement le 11 octobre !

Venez nombreux, il y aura des bons livres et du bon vin…

Sans traces apparentes

ON Y EST !!!

Sans traces apparentes sort en librairie le 15 juillet prochain.

J’aime cette histoire, j’aime ses personnages et je suis très heureuse de les partager. Un grand merci à Mathilde pour accueillir le roman dans sa « maison ».

Voici le pitch choisi pour la 4ème de couverture :

« Après la mort brutale de son compagnon, Charlie se réfugie chez sa grand-mère, au cœur de la forêt landaise. Alors qu’elle espérait retrouver la paix, elle découvre dans la vie de ses ancêtres une série de morts tragiques qui font écho à sa propre histoire. Coïncidences ou malédiction ?

Charlie refuse de laisser de vieux secrets de famille peser sur son avenir. Elle remonte le temps, à la recherche de la vérité, entraînant le lecteur dans une enquête « psycho-généalogique » aux nombreux rebondissements. »

sans traces apparentes une

PS : En prévente sur le site des Editions de la Rémanence jusqu’au 30 juin. Je peaufine mes dédicaces…