Des traces s’effacent, d’autres apparaissent…

Quand j’ai ouvert ce blog il y a trois ans, j’étais loin de me douter de tout ce qui allait se passer. Je voulais juste partager quelques textes, parler d’écriture et de lecture… Et je dois dire que j’ai été comblée au-delà de mes attentes. J’ai fait de si belles rencontres, des auteurs, des lecteurs et aussi tellement d’autres passionnés !

Aujourd’hui, j’ai de grandes nouvelles à partager.

Sans traces apparentes, mon premier roman, va être réédité par les éditions Terres de l’Ouest sous le titre Le silence à l’ombre des pins. Benjamin, mon éditeur, a concocté une super couverture. Dès le mois de mai, le livre sera sur les rayons des librairies du Sud-Ouest et je repartirai bientôt sur les routes des Landes pour aller le porter au plus près des lecteurs.

La désobéissance des pouces sortira le 30 septembre aux éditions du Vénasque. C’est Mary qui accueille mon recueil dans son catalogue et le travail sur le manuscrit va démarrer très prochainement.

Je suis très fière de faire partie du catalogue de ces deux maisons, très proches de leurs auteurs et qui font un vrai travail de diffusion des livres.

Et cerise sur le gâteau, vous vous souvenez du petit tour que j’ai fait à Cannes avec mon amie Cécile ? Et bien, un éditeur de jeux (que je ne peux pas encore nommer mais que j’adore pour sa ligne éditoriale) a été touché par notre projet. Ensemble nous allons travailler pour faire entrer ce jeu dans son catalogue.

Sans compter le polar que je suis en train d’écrire…

BREF ! Depuis quelques temps, j’ai bien essayé de jouer les Wonder Woman et d’être au top sur tous les sujets mais j’avoue que je commence à fatiguer. Et puis les lassos, c’est pas mon truc… Alors je vais devoir lever le pied pour descendre de mon piédestal de femme parfaite.

Voilà pourquoi je serai un peu moins présente sur le blog, même si je reste dans le coin. Je viendrai vous retrouver pour continuer à vous lire et partager avec vous l’avancée de tous ces projets. Juste un peu moins souvent.

Dans l’intervalle, si vous voulez suivre de près mes aventures d’auteure, une seule adresse : ma page facebook !

Alors à très vite !

🙂

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Les raconteurs d’histoires

C’était un soir, messieurs, mesdames. Un soir ordinaire d’avril 2016, une soirée entre amis, un dîner fabuleux concocté par Toma (chef à la Villa Tourny à Bordeaux, alors forcément…), rires, bonne humeur…

Nous en étions à l’armagnac quand il s’est passé cette chose extraordinaire. Je me surprends à parler d’un projet qui me tient à cœur : créer un jeu de société pour raconter des histoires. Un jeu qui montrerait à quel point c’est facile et amusant. Le scénario est là, dans ma tête, je le vois déjà…

Je parle, je parle et je vois Cécile hausser un sourcil. Si Toma a le don de décupler les saveurs, Cécile sait dessiner, peindre, coudre, travailler le bois… Bref ! elle a le talent immense de donner une réalité aux idées.  « Ça t’intéresse ? » Et hop, la voilà en train de sortir un papier, des crayons, son mac…

Presque deux ans plus tard, nous sommes très fières de vous présenter notre jeu. Mais je vais trop vite, il faut d’abord que je vous raconte l’histoire et ensuite, si le projet vous plaît, je vous dirait comment soutenir ce beau projet…

Au tout départ, le jeu à raconter des histoires s’appelait « PITCH ME UP ! ». L’idée : avancer sur un parcours, collecter des cartes (personnages, univers, rebondissements…) et être le premier à raconter son histoire en 1 pitch très court.

Après environ 1056 essais, sous l’œil de Pepper le chat, nous arrivons à un premier plateau de jeu, tout en rond. Magnifique et parfaitement injouable. On ne savait pas par quel chemin avancer, on tournait en rond. Est venue ensuite l’idée d’un labyrinthe, avec des passages secrets et tout et tout… Compliqué ! Finalement, nous avons opté pour la SIM-PLI-CI-TÉ, un chemin qui va de la page blanche à la fin de l’histoire.

Nous étions en train de boucler le projet quand PATATRAS !!! Les brioches Pasquier s’offusquent du nom de notre jeu PITCH ME ! et elles nous intentent une procédure par l’intermédiaire d’un cabinet d’avocats à papier filigrané. Ces dames craignent que notre jeu qui s’adresse à des ados et des adultes ne soit confondu avec leurs goûters pour enfants… Nous présentons nos arguments jusqu’à M. Pasquier lui-même. Rien à faire. Refuse notre nouvelle proposition : PITCH ME UP !

Et vous savez quoi ? Six mois après nos premiers échanges (une coïncidence bien sûr), les brioches changent de ligne publicitaire. Elles abandonnent « Être un enfant c’est du sport » avec Teddy Riner pour le slogan « Notre histoire est aussi la vôtre »… Ah ben on comprend mieux !

Bon alors, pas le choix, nouvelle séance de brainstorm pour trouver un autre nom.

Ce sera STORY pitchers, les raconteurs d’histoires

Vient ensuite le temps des tests, avec la famille et les amis d’abord, puis avec plein plein de gens. Nous avons joué en médiathèque, avec des gens qui aiment écrire et raconter des histoires. En maison de retraite, avec des personnes âgées. En centre culturel, avec des djeuns. En soirée jeux, avec des gens de tous horizons.

Entre chaque test, nous avons affiné, rayé, ajouté, modifié, amélioré… Pour arriver à une mécanique de jeu intuitive et dynamique, avec des règles compréhensibles sans prise de tête.

Ce qui nous a marquées, tout le long de ces tests, c’est qu’à chaque fois, les joueurs se sont pris au jeu. TOUS ! Quelques lancers de dés, et les inhibitions s’estompent. Voilà les joueurs qui inventent, inventent… et sèment des embûches sur le chemin des autres joueurs, tout ça pour être les premiers à atteindre la Pitch Bulle et pitcher leur histoire.

Le seul problème que nous n’avons pas réussi à résoudre, c’est comment réduire le volume sonore en cours de partie. Parce que quand ça pitche, ça fait du bruit, et des rires, et des « splatch, fatale case ! »…

C’est cette magie qui nous réjouit à chaque fois, quand on voit les joueurs sortir heureux d’une partie, tout surpris d’avoir inventé une belle histoire. Avec l’envie furieuse de recommencer, juste pour voir si ça marche encore.

C’est cette magie qui nous a incitées à aller plus loin, à faire construire un prototype de STORY pitchers et le voici, TADAM !

Il est beau non ?

Et maintenant ?

Maintenant, nous sommes en février 2018, presque 2 ans après cette soirée ordinaire. Et l’étape qui nous attend maintenant, c’est de présenter STORY pitchers aux éditeurs lors du Festival des jeux de Cannes.

Alors si le projet vous plaît, si vous avez envie de voir ce jeu exister, venez avec nous

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Suivez nos aventures en direct live

Au cas où on serait sélectionnées, on voudrait vous dire merci dès maintenant.

MERCI à vous qui nous rejoignez.

MERCI à Adeline, Bernard, Cléo, Julien, Denis, Helena, Lucile, Marie-Laure, Mickaël, Nadia, Nolan, Rémi, Toma, Victor.

MERCI à tous les joueurs testeurs qui se sont associés à cette belle aventure.

Et MERCI à Pepper le chat sans qui nous ne serions pas allées au bout de cette belle aventure.

Psitttt ! Si vous voulez liker, c’est ici !

Merci 2017

Un grand merci à tous ceux qui ont envoyé des textes.

Sachez que toutes les histoires ont été très appréciées par les malades et les résidents des maisons de retraite du Marsan, c’est un beau cadeau que vous leur avez fait. À mon tour, je voulais partager un texte avec vous.
C’est une nouvelle très courte écrite au cours de l’atelier polar. Un histoire qui parle du temps qui passe, d’un monde où tout n’est pas toujours rose, mais aussi des rêves qu’on suit sans trop savoir où ils nous mènent… et c’est tant mieux !

Le rêve d’une vie

Bientôt un an qu’ils étaient partis de chez eux, qu’ils avaient laissé leur maison avec ses meubles cirés et l’odeur du jasmin étoilé venant du jardin.

L’histoire avait commencé un soir alors qu’ils vivaient par blogs interposés les voyages de leurs neveux pendant leur année de césure. Un soir, allez savoir pourquoi, ils se sont demandés : « Et pourquoi pas nous ? Pourquoi on ne prendrait pas nous aussi une année de liberté ? On a plus de 50 ans, l’horizon retraite s’enfuit plus vite que notre jeunesse… Est-ce qu’on va vraiment attendre d’être tout cabossés et béquillards ? De ne plus pouvoir faire que le tour de notre fauteuil ou de notre lit… »

Il avait fallu un peu de temps pour se faire à l’idée. Vendre la maison or not. Apprendre l’anglais à vitesse grand V. Convaincre les enfants qu’ils n’avaient pas perdu la tête. Ça n’avait pas été le plus facile, ils avaient presque dû obtenir leur permission. La goutte d’eau qui avait allumé le feu à nos réacteurs. Eh merde, on est des adultes, pas séniles. On a encore tant de rêves, tant de belles choses à vivre. Elle, elle veut visiter les bibliothèques du monde, lui, il veut faire le tour des stades de foot…

Ils sont partis un jour de septembre. La Laponie, les pays de l’Est et la Russie, la Chine, le Japon, le Vietnam, la Thaïlande, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, l’Afrique du Sud, la Patagonie… Ensemble, ils sont passés au-delà des murs et des murailles, ils se sont perdus dans les foules et se sont retrouvés dans les grands espaces… Ils ont bafouillé dans toutes les langues et parlé avec les mains, partagé des mets aux goûts étranges, ri avec tant d’inconnus sans savoir pourquoi mais c’était si bon.

Et les voilà arrivés à Mexico. L’avant-dernière étape de leur tour du monde. Les dernières miettes du gâteau. Ensuite il leur resterait la cerise qu’ils s’étaient réservés pour la fin, traverser les Etats-Unis d’ouest en est, de Miami à New York. Puis retour maison… Mais pas encore.

Pour l’instant, ils sont à Mexico. Hier, ils sont allés voir un match à l’Azteca. Elle a supporté les jaunes, lui les verts. Ensemble, ils ont applaudi à chaque attaque, ovationné chaque tir perforant la cage des buts.

Aujourd’hui, ils sont en route pour la bibliothèque José Vasconcelos. Il paraît que les compagnies de danse viennent s’entraîner devant les grandes glaces. Elle veut voir comment on peut faire de la musique et du bruit dans un temple habituellement hanté par le silence et les chuchotis.

Les danseurs sont déjà là quand ils arrivent. Au son d’un énorme poste, ils se contorsionnent en rythme, chacun son tour ou tous ensemble, dessus dessous, observant leurs mouvements dans les glaces.

Ce sont probablement les percus et les basses qui ont masqué le son des premières détonations. Leurs pieds marquent encore la cadence quand les balles les atteignent. Le sang gicle, marquant l’espace d’un long jet, leurs corps se tendent, suspendus en l’air avant de s’écrouler.

Lui meurt avant de toucher le sol. Elle survit quelques minutes de plus, à peine le temps d’entendre les cris de ceux qui espèrent s’enfuir. Elle n’a pas entendu les sirènes. Son regard se fond dans les yeux sans vie de son compagnon, elle cherche sa main. Puis elle s’en va le rejoindre en pensant à leurs enfants, à la lettre qu’ils ont laissée chez le notaire, au cas où. La lettre qui disait que « Oui, ça vaut le coup ».

Destin : héros

Au début de chaque histoire, il y a une idée… Non en fait, il y a des dizaines d’idées, des centaines, que dis-je des milliers !

Elles sont là, elles tournent en rond dans les têtes, s’échappent parfois et alors on peut les voir voler, portées par un souffle volatile. Atteignant les hauteurs, reflétant des rayons de lumière, magnifiques de pureté… Jusqu’à ce qu’elles éclatent au contact d’une autre idée, ou d’une sombre réalité. Bulles déchiquetées dont il ne reste rien que quelques gouttes humides, effacées d’un revers de main.

Une idée qui ne s’incarne pas est vouée à l’oubli. Pour exister dans ce monde de chair et de larmes, il lui faut un corps, une voix, des émotions… Bref ! il lui faut un personnage.

En dehors de la période du nouveau roman, les histoires ont toujours été portées par des personnages, casting virtuel dont le héros est la vedette. Mais qu’est-ce qu’un héros ?

Des dramaturges grecs à Shakespeare en passant par les chevaliers du Moyen-Âge, le héros tragique a longtemps occupé la première place. Sous les yeux des spectateurs, il courait à sa perte, cet « être particulièrement résigné à la cohabitation avec toutes les formes et tous les monstres de la fatalité » (Jean Giraudoux). Quel que soit le choix qu’il faisait, impossible d’éviter la chute promise.

La rupture avec les critères du classicisme a vu apparaître d’autres archétypes de héros, des héros rebelles, des anti-héros, des héros du hasard, ceux du quotidien… Mais sont-ils vraiment si différents des héros tragiques ? Albert Camus voyait dans les héros ceux qui ont « notre langage, nos faiblesses, nos forces », « un univers ni plus beau ni plus édifiant que le nôtre », mais héros parce qu’ils « courent jusqu’au bout de leur destin ».

Ainsi, le héros serait destiné à être un héros dès sa naissance et tout serait déjà écrit ?

Je ne crois pas que les héros existent dans l’absolu. Même ceux avec des super pouvoirs. Je crois profondément qu’on ne naît pas héros mais qu’on le devient face à une situation inacceptable.

Le héros, c’est cet individu décrit par Albert Einstein « conscient, debout et déterminé » qui se dresse seul devant le pouvoir parce qu’il refuse de se soumettre. Mais du côté obscur de l’humour, ce peut être aussi ce « fanatique prêt à faire le sacrifice de vos vies pour le triomphe de ses préjugés » (Albert Brie).

Bref ! Pour moi, le héros, c’est l’étincelle d’un instant qui ne reviendra peut-être jamais. Mais c’est par lui que l’histoire avance, quel que soit le sens qu’il donne à sa route.

 « Un héros aujourd’hui, un vaurien demain »
dit un proverbe québécois.

Si vous êtes dans la région de Bordeaux le 23 novembre à 20h et plus précisément du côté de la Causerie des Chartrons, venez discuter avec Brigitte, Chris, Laure et moi sur les héros des temps modernes…

 

La désobéissance des pouces

J’avais dit pouce cet été pour faire un break mais aussi pour consacrer plus de temps à l’écriture.

Et voici le résultat, il vient d’arriver.

Un beau bébé de 140 pages. La couverture, que j’adore, a été dessinée par Cécile Brunet, mon amie et complice dans de nombreux projets, mais ceci est une autre histoire…

Allez, je vous fait le pitch ?

« Naître suspendu à un cordon ombilical dont il faut être délivré pour pouvoir respirer, voilà une bien étrange façon d’arriver dans un monde soi-disant libre.

Carmadoc, Sophir, Mira, Anthony, Kham, Théo…

Au travers de sept récits courts comme la vie, ce recueil raconte l’histoire de femmes et d’hommes qui, chacun à leur manière, ont bravé les règles imposées pour suivre leur voie. Quel que soit le prix à payer… »

Pourquoi la symbolique du pouce ? Après la station debout, c’est le pouce qui nous a donné la capacité de saisir ce dont nous avions besoin. Or, qu’y a-t-il de plus précieux que de prendre en mains notre vie ?

Le pouvoir d’agir

Dans ce recueil, j’ai exploré la notion de liberté dans le sens de « pouvoir agir » et son évolution à travers le temps. Depuis l’an zéro jusqu’à… bien après nous.

Ce qui m’a intéressée, en tant qu’auteur, ce n’est pas seulement d’observer si nos latitudes s’étaient agrandies, une cage reste une cage, quelle que soit sa taille. Non ce qui m’a intéressée plus particulièrement, c’est de voir si les sanctions à dévier des routes préétablies s’étaient estompées sous l’effet de ce que l’on appelle, la civilisation.

Des histoires d’aventure et d’amour

Ces notions de liberté et de pouvoir d’agir n’ont pas donné naissance à un recueil d’essais. Je n’ai aucune prétention philosophique. Mais elles m’ont inspirée des histoires où les personnages passent à l’action et prennent leurs libertés en mains. Aventures, romances… Certaines histoires sont des nouvelles, d’autres sont des mini-romans. Toutes ont un point commun : vous proposer des lectures d’évasion !

Le recueil est disponible en version brochée et dédicacée, en me contactant en message privé OU en version numérique sur Amazon.

Bonne lecture 🙂

 

 

PS : Si vous avez aimé le recueil, n’hésitez pas à laisser un commentaire sur Amazon, Babelio, où vous voulez… Merci d’avance 

La saison des Late Bloomers

« Trouver sa voie, il n’est jamais trop tard »

Ce titre est celui de l’article écrit par Camille Perlès dans le PRIMA d’octobre (p58) où elle dresse le portrait des Late Bloomers. Avec beaucoup de sensibilité, la journaliste met en lumière les personnes qui prennent le temps avant de choisir leur voie.

Si je vous parle de cet article c’est que le sujet m’intéresse bien sûr (cf. mon billet précédent) mais aussi parce qu’il retrace, parmi d’autres, le parcours de Sans traces apparentes, premier roman publié après 50 ans.

En plus des témoignages, l’article s’appuie aussi sur le livre de Catherine Taret « Il n’est jamais trop tard pour éclore » qui donne trois conseils précieux pour trouver sa voie :

  1. Avoir confiance en la vie
  2. Garder à l’esprit que nous avons toujours prise sur nous
  3. Se souvenir que c’est notre propre lumière et non notre obscurité qui nous effraie le plus (d’après Nelson Mandela que j’adoooore).

Cela peut paraître simple à dire et difficile à faire, mais l’auteure témoigne  avec un enthousiasme pragmatique qui donne envie, au moins, d’essayer.

Pour en savoir plus, je vous invite à lire
l’article de Camille Perlès.


Un bel article et une belle rencontre, merci Camille 🙂

Allez, je vous laisse, car si je suis une late bloomer, depuis la rentrée je suis surtout une busy bloomer.

Amitiés 🙂

Charlie fait des petits

OU plus exactement « Charlie fait un petit ».

Non elle n’est pas enceinte mais ses aventures aux côtés de Lucas, Simone et les autres seront disponibles en format semi-poche à partir du 1er mai, jour du muguet et de ses clochettes porte-bonheur

Une belle histoire qui se poursuit, grâce à tous les lecteurs qui ont aimé Sans traces apparentes.

Je suis très touchée par l’accueil que vous avez réservé à ce premier roman et qui m’encourage tous les jours.

Un grand merci à tous.

A bientôt,
Élisa 🙂

À la rencontre des lecteurs

Avec le printemps, les salons du livre fleurissent un peu partout en France. En fait, partout beaucoup…

L’occasion pour les auteurs de rencontrer celles et ceux pour qui ils passent des nuits blanches à noircir des centaines de feuilles. L’occasion pour les lecteurs de rencontrer en chair et en os ceux qui leur font parfois passer une nuit blanche, incapables de lâcher les pages noircies.

J’adore ces moments où ces deux facettes d’une même passion se retrouvent sous le même toit, cette ébullition de neurones en quête de sensations.

Je garde un excellent souvenir de cet été 2016 en votre compagnie (cliquez ici pour l’album souvenir).

Après un hiver à écrire, j’avoue, j’ai hâte de vous retrouver :

8 et 9 avril 2017 à Soulac-sur-Mer, à la pointe du Médoc

14 mai 2017 à Parentis dans les Landes, là même où l’année dernière j’avais dédicacé Sans traces apparentes à deux soeurs Labarthe, en vacances chez leur grand-mère !

Et bien d’autres dates à venir…

À très bientôt 🙂

La désobéissance des pouces

  • Trois ans de cogitations intenses, d’arrachages de cheveux…
  • 5 kilos en sodas sucrés, chocolats et autres boosters caloriques de neurones…
  • 27 crayons, 3 arbres, 2 ordinateurs…

Mais ça y est !

Mon recueil de nouvelles, La désobéissance des pouces, a pris son envol vers les maisons d’édition.

Bien sûr, il y a plus d’auteurs de nouvelles en France que de lecteurs et les éditeurs sont plutôt frileux  pour investir dans ce genre quand on n’a pas un nom connu. Donc je ne m’attends pas à ce qu’il soit reçu à bras ouverts dans les comités de lecture.

Mais je passe ma vie à inventer des histoires, à mettre toute mon énergie pour faire rêver les autres (vous chers lecteurs). Alors pourquoi ne pourrais-je pas y croire pour moi-même ?…

passeport

Rien que pour vos yeux, le pitch du recueil.

Deux mille ans que l’histoire a remisé ses antiquités, que les chaînes n’enserrent plus nos cous, qu’elles n’entravent plus nos chevilles et ne broient plus nos pouces.

Depuis la Révolution, nous naissons « libres et égaux en droits » mais nous arrivons toujours au monde suspendus à un cordon ombilical… Une fois délivrés, nous sommes nombreux à nous dire prêts à mourir pour défendre ces libertés promises. Un rêve qui a marqué les pages de notre histoire en lettres de sang.

Aujourd’hui, les marques ostentatoires d’asservissement ont disparu… mais peut-être sont-elles simplement devenues indolores au point que nous ne sentons plus leur poids ?

Ce recueil est né de nombreuses questions qui me tourmentent régulièrement. Non pas sur la liberté dans le monde, mais sur notre latitude en tant qu’individu à exercer notre droit à vivre notre vie. À travers le temps, comment se mesure ce droit ? Par l’évolution de notre espace de liberté ou par les sanctions encourues à en franchir les limites ?

En clair,
que risquent ceux qui osent s’affranchir de leurs carcans ?

C’est cette question j’ai choisi d’explorer en tant qu’auteure.

Au travers d’histoires courtes comme la vie, ce recueil raconte le destin ordinaire d’hommes et de femmes qui, chacun à leur manière, refusent de porter les chaînes qui leur étaient préparées et qui osent tout pour tracer leur route. Quel que soit le prix à payer…

monde_pouce

L’été 2016

La grisaille de l’automne s’installe doucement, c’est le moment où la nature se met en sommeil. L’ours ventru rejoint sa tanière, les feuilles retournent à la terre… L’auteur termine sa ronde des salons et dédicaces et regagne son clavier.

L’été 2016 restera à part dans mes souvenirs. Comme toutes les premières fois.

Avec mon premier roman, je suis allée à la rencontre des lecteurs. Dans les Landes, en bord d’océan ou dans les terres du Tursan, dans les campagnes colorées du Périgord ou près de chez moi dans l’Entre-deux Mers ou à Bordeaux…

Sous le soleil devant les maisons de la presse ou sous les néons des grandes surfaces, avec mes livres et mon trac sous le bras, j’étais là.

Souriant, vous saluant, heureuse de vous regarder aller et venir…

De ma place, invisible, voir les flâneurs insouciants et les amoureux se bécoter au pied des escalators. Sourire devant les jeunes gens en quête de fiches miracles pour préparer le bac et repartir en soupirant devant leur épaisseur. Être émue par ces mains protectrices caressant un ventre rond ou les étreintes pudiques de couples vieillissants.

Je vous revois passant et certains, s’arrêtant.

Je me souviens de vous, suspendant votre route pour échanger quelques mots. À la recherche d’un livre pour la plage ou à l’improviste, parce que j’étais là. Je revois cette lueur pétiller dans vos yeux quand quelque chose dans mes mots vous touchaient, quand vous cédiez à la tentation de vous laisser tenter.

Je me souviens de cette femme âgée qui a acheté le livre pour son arrière-petite-fille et de vous toutes qui l’avaient offert à votre mère ou votre fille. Comme un cadeau à la famille.

Je me souviens de ce jeune homme qui voulait faire une surprise à sa jolie fiancée.

Je me souviens de ce jour à Parentis où j’ai dédicacé le livre à deux sœurs, en vacances chez leur grand-mère, Muriel et Carole. Elles s’appelaient LABARTHE !

Et je me souviens de vous, membres du jury, qui avaient distingué Sans traces apparentes.

  • 9 avril 2016 à FIGEAC, 1er prix du Salon du Livre.
  • 9 octobre 2016 à GEAUNE, Coup de cœur du jury de Lire en Tursan.

Deux grands moments d’émotion. Le bonheur de savoir que le livre a été aimé, encouragement puissant à continuer à écrire.

Je me souviens de ces rencontres avec les lecteurs de bibliothèques, de vos questions et de votre regard sur ce livre que vous avez fait vôtre et qui ne m’appartient plus.

À tous, je vous dis mille merci pour ces rencontres qui ont mis du soleil dans ma mémoire et de la lumière sur ce premier roman.

ete2016

PS : Pour les lecteurs qui m’ont demandé plus d’informations sur la psychogénéalogie, j’ai mis à jour la page et ajouté quelques éléments issus de mes recherches : cliquez ici !