G… comme GENRE

Nous rêvons tous d’écrire un roman 3 AS : Action, Aventure, Amour et Suspense… Bref ! Un roman unique et inclassable qui toucherait le cœur de tous les hommes, la définition même du best-seller. Mais voilà qu’on vous parle de genre et de ligne éditoriale, et de codes du genre…

Il existe une frontière très marquée entre la littérature blanche (entendez noble) et les littératures de genre, c’est-à-dire plus populaires : la SF, la fantasy, les polars, les romans noirs, les comédies romantiques…

Pourquoi cette catégorisation ?

La réponse est simple : permettre aux lecteurs de mieux choisir les livres qui correspondent à l’expérience qu’ils veulent vivre. C’est ainsi que l’appellation « thriller », l’un des genres littéraires les plus populaires actuellement, est en réalité une invention récente des éditeurs pour répondre aux attentes d’un public qui adore le suspense à haute tension.

Quel intérêt pour un auteur de savoir situer son histoire dans cet échiquier ? Une réponse simple là encore : pouvoir cibler les éditeurs susceptibles de publier votre manuscrit car il rentrera dans leur catalogue.

Comment identifier ce genre auquel vous allez rattacher votre manuscrit ?

Simplissime (oui, c’est le mot du jour). C’est tellement subjectif que vous avez toute liberté de choisir. Je me souviens que mon premier livre a été qualifié de thriller psychologique par mon éditeur alors que j’y voyais un roman à énigme…

Cette différence de point-de-vue s’explique très bien car dans toutes les histoires, vous trouverez une bonne dose d’action (y compris de l’action psychologique), un zeste d’amour, une poignée de suspense… Les fameux 3AS. Chacun place alors en haut de l’affiche l’ingrédient qui lui semble jouer le rôle le plus important.

Deux mots sur les codes du genre.

Un lecteur amateur d’une littérature de genre s’attend à ce qu’un certain nombre d’ingrédients soient présents dans le livre qu’il achète : une énigme pour un polar, des révélations sur les dessous de la société pour un roman noir, des robots dans la SF…

Si vous choisissez de transgresser ces codes, vous courez le risque de décevoir mais aussi celui de trouver un angle original. Souvenez-vous juste qu’on trahit bien ce qu’on connaît bien…