Un meurtre sera commis le…

Un meurtre sera commis le…

Vous connaissez ce titre ? C’est celui d’un des romans d’Agatha Christie. Je les ai tous lus et je n’ai jamais réussi à découvrir l’assassin avant la fameuse explication finale, ces cinq dernières pages où tout s’éclaire.

Jamais je n’ai trouvé le petit détail qui aurait pu me faire sortir de la peau de Watson pour me connecter aux neurones de Poirot.

Agatha Christie 82 – Élisa 0.

Écrire du Polar

Quand j’ai commencé à inventer mes premières histoires, c’était avec l’ambition d’écrire un polar.

Alors j’ai commencé à écrire un thriller (mais oui c’est logique et admirez au passage cet art d’éviter de me confronter à l’objet direct de mes désirs…). J’ai vite abandonné cet univers sanglant. Incapable de plonger dans la peau de mes personnages qu’ils soient victimes ou bourreaux. Trop torturé pour moi.

Au final et même si mes histoires contiennent souvent une part de suspense, je ne me suis jamais confrontée à ce genre.

C’est alors que je découvre que ce week-end à Bordeaux, Nadia Bourgeois organise un stage POLAR.

48 heures chrono pour écrire une nouvelle mettant en scène un crime, un enquêteur, des suspects et des indices –les vrais, les faux ; tout ça pour orchestrer la révélation du coupable, le vrai pas le faux…

Impossible de laisser passer cette occasion de revenir à mes premières amours !

Alors ce week-end, prenez garde.

Il y aura tout un groupe de faiseurs de crimes, en liberté dans les rues de Bordeaux… et vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas !

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L’inconnu au fond du wagon

Je m’appelle Zélie et j’ai 39 ans. Je ne le sais pas encore, mais je m’apprête à faire quelque chose d’irréparable.

Hier soir, ma vie s’est écroulée mais pour l’instant j’agis comme si de rien n’était. Je suis en route pour mon travail, ou plutôt je suis en rail, dans un wagon du RER B. RER… rail… déraille… Un rire nerveux m’échappe. Je le réprime derrière ma main. Geste inutile car tous les passagers sont accrochés à leur smartphone ou leur livre. Leurs yeux sont baissés, aveugles au monde et à ma douleur. Comme une envie de hurler pour voir ce qui se passerait.

Le RER s’arrête à intervalles réguliers, de plus en plus rapprochés à mesure qu’on gagne le centre de Paris. Quand les portes s’ouvrent, l’espace ondule en immenses contractions qui expulsent ou laissent entrer les voyageurs. Cette image étrange peut surprendre, mais je suis sage-femme. La vision d’un utérus au travail me vient naturellement.

Depuis près de quinze ans à la maternité Port-Royal, j’aide les femmes à mettre au monde leur bébé. Singulier ou pluriel, chétif ou joufflu, de toutes les couleurs… En quinze ans, j’ai accueilli dans mes mains des centaines de nouveau-nés.

Et pendant cette même période, je ne suis pas tombée enceinte une seule fois.

La nature ou Dieu, ou Qui-sais-je (mais quand je le saurai, j’aurais deux mots à lui dire)… Le Grand X donc, m’a affublée de mains d’accoucheuses et d’un ventre stérile.

Voilà ma réalité –ou plutôt ma fatalité. Les technologies les plus avancées ont échoué dans mon cas. Je ne peux et ne pourrai jamais concevoir.

Reste la question de l’adoption me direz-vous. Comme le disent d’ailleurs ma famille, mes amis, voisins, collègues et comme le dirait tout inconnu à qui j’oserais me confier dans un élan de désespoir ou d’éthylisme.

Sauf que Paul refuse catégoriquement. Entré dans les quarantièmes rugissants de l’âge, une carrière qui sera bientôt prestigieuse… Élever l’enfant d’un autre ? Non merci.

« Non merci » : formule polie qui enrobe l’ultimatum asséné hier par Paul. Il est arrivé par surprise à la fin de l’une de nos habituelles discussions, stériles elles aussi, celles où nous ne faisions que décider d’attendre encore. Cette fois, Paul a tranché et mes espoirs sont tombés en morceaux.

Je dois maintenant choisir entre celui qui partage ma vie depuis quinze ans et mes espoirs d’avoir enfin un enfant à bercer dans mes bras. Un choix qui n’en est pas un car si je persiste dans mon idée d’adopter le bébé que mon ventre ne peut accueillir, Paul me quittera. Et je me retrouverai dans la catégorie « femme seule » à qui le système ne confiera pas d’enfant. Je suis bien placée pour le savoir.

Le RER glisse sur les rails et mes pensées dérapent dans le vide. Je tente de les retenir. Les kilomètres défilent. Encore quelques stations et j’arriverai à Port-Royal. Je descendrai l’escalator jusqu’à la rue, direction la maternité.

Je passerai d’un ventre rond à un autre. Je rassurerai, j’encouragerai. Je joindrai mon sourire à ces visages radieux, conscients de participer au grand mouvement de la vie.

Mes mains se posent sur mon ventre vide… Pourquoi pas moi ? Pourquoi je ne peux pas, moi aussi, contribuer à la survie de l’espèce. À quoi me sert ma vie ?

Les questions tournent et se bousculent. Cacophonie bruyante, ma vision se trouble, je me prends la tête à pleine mains, j’ai mal, dans mon ventre des flèches brûlantes me transpercent, je ne peux plus respirer…

J’ai peur, je me fais peur… Je pourrais faire quelque chose d’irréparable.

Démissionner et quitter Paul, partir à l’autre bout du monde, recueillir tous les chiens sans colliers de Paris, sauter du haut d’un pont les bras tendus, ou sur ces rails qui défilent… Je me lève. Bouger pour que la douleur s’arrête. M’éloigner de ces pensées dangereuses. Vers le fond du wagon, il y a moins de monde…

C’est là que je le remarque. Encore haletante, le cœur sur le point d’exploser. Je vois ce sac plastique gris foncé posé dans un coin. En face, deux hommes sont absorbés dans une discussion acharnée.

Le sac se met à bouger. Je m’approche. Lentement. Je l’entrouvre. Prudemment.

Emmitouflé dans une couverture élimée, deux grands yeux encore ensommeillés me regardent. Une petite bouche en forme de cœur s’ouvre et se ferme, cherchant un sein qui n’est pas là. Je le prends dans mes bras, il sent bon la crème pour bébé. Je lui offre mon annulaire. Il l’attrape goulûment entre ses gencives édentées et bavouille en le serrant très fort.

Mon cœur joue au tamtam dans ma poitrine. Je me tourne vers le wagon et dit à voix haute.

– Est-ce que ce bébé est à quelqu’un ?

Regards surpris, hochements négatifs. Une vieille femme me rejoint.

– Vous avez trouvé un bébé ?

Je hoche la tête en désignant le sac vide dans le coin. La vieille femme caresse la petite joue d’un doigt noueux et ramasse le sac pour en fouiller le contenu. Je n’y avais même pas pensé !

– Vous avez trouvé quelque chose ? Un nom, une lettre ?

– Non, seulement quelques vêtements et un biberon. Il faut appeler la police.

Mes doigts se crispent sur la couverture. La vieille femme a raison, il n’y a rien d’autre à faire. Le train diminue sa vitesse. Prochaine station : PORT-ROYAL. Je suis arrivée.

– Je m’en occupe. Je suis sage-femme à Port-Royal et malheureusement, ce sont des cas qui arrivent. Je sais comment procéder.

– Oh très bien. Ça arrive souvent ?

– Trop.

Regards entendus, le débat est clos. La sirène retentit. La porte se referme. Un dernier sourire rassurant à la vieille femme par-delà la vitre et je remonte le quai, le petit corps contre mon cœur. Encore quelques instants… si fugaces soient-ils. Provision de souvenirs pour l’avenir.

Je descends l’escalator jusqu’à la rue. Après la chaleur du train, le froid me fait l’effet d’une gifle. Il a le mérite de me dégriser. J’avance, le commissariat n’est pas très loin. Il faut qu’on retrouve ses parents, qu’on sache pourquoi on a laissé ce petit ange dans un sac plastique couleur poubelle ?

Le bébé remue, il s’agrippe à moi, confiant.

– Pardon, je te demande pardon.

Je pleure mais je sais que je vais le faire, ce quelque chose d’irréparable. Je vais rebrousser chemin. Remonter l’escalator vers le RER. Direction ailleurs, ensemble.

En hommage à toutes les femmes qui n’ont pas pu accueillir un enfant dans leur vie alors qu’elles le souhaitaient.

À la rencontre des lecteurs

Avec le printemps, les salons du livre fleurissent un peu partout en France. En fait, partout beaucoup…

L’occasion pour les auteurs de rencontrer celles et ceux pour qui ils passent des nuits blanches à noircir des centaines de feuilles. L’occasion pour les lecteurs de rencontrer en chair et en os ceux qui leur font parfois passer une nuit blanche, incapables de lâcher les pages noircies.

J’adore ces moments où ces deux facettes d’une même passion se retrouvent sous le même toit, cette ébullition de neurones en quête de sensations.

Je garde un excellent souvenir de cet été 2016 en votre compagnie (cliquez ici pour l’album souvenir).

Après un hiver à écrire, j’avoue, j’ai hâte de vous retrouver :

8 et 9 avril 2017 à Soulac-sur-Mer, à la pointe du Médoc

14 mai 2017 à Parentis dans les Landes, là même où l’année dernière j’avais dédicacé Sans traces apparentes à deux soeurs Labarthe, en vacances chez leur grand-mère !

Et bien d’autres dates à venir…

À très bientôt 🙂

Terra Incognita

Dans les temps anciens, les cartographes dessinaient le monde connu et désignaient les autres territoires Terra incognita.

Dans l’imaginaire collectif, ces zones inexplorées étaient peuplées de monstres et de créatures puissantes qui terrifiaient les uns et fascinaient les autres.

Au fil des siècles, il semblerait que nous ayons parcouru chaque parcelle de notre terre. Il nous reste les grands fonds pollués et une voie lactée de plus en plus embouteillée (oui je sais elle était facile).

Alors, aujourd’hui, 21e siècle de notre aire ère, que reste-t-il à explorer ? Que reste-t-il pour nous fasciner et nous faire rêver ?

Ma réponse fuse, évidente : la page blanche bien sûr…

Le point de départ de chacun de mes voyages dans les synapses frétillants de mon cerveau. Mon camp de base pour partir en exploration, à la découverte de nouvelles histoires à inventer. Au programme : aventure et inconnu…

Et vous, quel est le territoire insoupçonné que vous explorez ?

Le top five des conseils d’écrivains

Je viens de lire une interview très intéressante, publiée par enviedecrire.com : « Les conseils de Stephen King pour donner vie à votre récit ».

Les conseils d’écrivains sont les marronniers des rubriques littéraires. Ils fleurissent et foisonnent plusieurs fois par an.

Je les adore, j’avoue.

Dès qu’un article paraît avec un titre comme celui-ci, je me jette dessus. Pourquoi ? Probablement parce que j’espère au fond de moi que l’expérience de ces grands maîtres projettera sa lueur sur ma pratique. Et peut-être que quelque part, je rêve en secret de découvrir la recette magique pour écrire le livre qui tourbillonne dans mes tripes…

Et comme ce n’est pas le cas, j’oublie ces conseils peu après les avoir lus. Ce qui renouvelle mon plaisir de lire les suivants. Vous savez, un peu comme une histoire drôle dont on a oublié la fin mais qui nous fait sourire par anticipation.

Il y a plusieurs types d’auteurs-conseilleurs. Ceux qui sont branchés style et ceux qui sont branchés intrigue. Même s’il arrive que leurs conseils se rejoignent dans le même souci de faire voyager le lecteur.

Enfin, il y a les conseils plus larges sur la vie d’un écrivain, comment il gère son temps, ses phases (ou pannes) d’inspiration, où il écrit, s’il utilise un plan… et même comment il s’habille…

«La robe de chambre dure tout le temps de l’écriture et bien au-delà ! Ce n’est pas moi qui la porte, c’est elle qui me hante. J’essuie tout dessus, mes feutres, mes larmes, mes doigts tachés par le carbone, ma douleur improductive, mes petites joies, tout !» Jeanne Champion

Donc, ils sont nombreux les conseils d’écrivains destinés à ceux que l’écriture titille.

Alors (même si j’ignore pourquoi), je me suis livrée à un petit exercice, une sorte d’étude comparative des 79 conseils donnés par ces 5 écrivains reconnus tant pour leur talent que pour leur générosité. Et voici les 5 conseils qui reviennent le plus fréquemment.

The TOP Five :

1. Écrire !!!
Écrire et lire, régulièrement et souvent. Car pour un auteur, le bonheur est dans la feuille qui noircit.

2. Un style simple et clair. Résister à l’appel des phrases logorrhéiques et multi syntaxiques… hic !

3. Écrire sur ce qui nous tient à cœur, sans chercher à plaire à la planète.

4. Un incipit percutant. Séduire ou intriguer dès les premiers mots.

5. Pas de pitié pour les personnages, même les chouchous. Que les obstacles dressés devant eux révèlent leurs faces, obscure et lumineuse… et votre sadisme d’auteur !

Pour ceux que ça intéresse et en exclusivité mondiale, 79 conseils d’écrivains passés au crible :

79 Conseils d’écrivains passés au crible

Bonne écriture à tous 🙂

Écoute plus souvent

Ces derniers temps, j’ai été assaillie de pseudos-commentaires provenant d’un parti politique (à qui je ne ferai pas l’honneur de citer le nom) qui voulait utiliser mon blog pour diffuser ses messages racistes.

Comme WordPress fait bien les choses, j’ai pu bloquer cette propagande nauséabonde et pour bien afficher la couleur de mes convictions, je vais vous parler aujourd’hui du Marché de la poésie à Bordeaux (du 4 au 12 mars 2017 au marché des Chartrons).

Quel rapport ?

Cette année, l’association culturelle des Chartrons donne la parole à la poésie africaine.

Une poésie engagée et charnelle, qui affirme sa liberté par les mots dits. La respiration profonde de peuples asservis qui n’avaient pour relever la tête que la parole, sa beauté et sa puissance. Pour dire qu’ils étaient hommes, femmes, enfants et vivants.

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Souffles
(extrait)
Birago Diop

Écoute plus souvent
Les Choses que les Êtres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Écoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots,
C’est le Souffle des Ancêtres.

Il redit chaque jour le Pacte,
Le grand Pacte qui lie,
Qui lie à la Loi notre Sort,
Aux Actes des Souffles plus forts
Le Sort de nos Morts qui ne sont pas morts,
Le lourd Pacte qui nous lie à la Vie.
La lourde Loi qui nous lie aux Actes
Des Souffles qui se meurent
Dans le lit et sur les rives du Fleuve,
Des Souffles qui se meuvent
Dans le Rocher qui geint et dans l’Herbe qui pleure.

Des Souffles qui demeurent
Dans l’Ombre qui s’éclaire et s’épaissit,
Dans l’Arbre qui frémit, dans le Bois qui gémit
Et dans l’Eau qui coule et dans l’Eau qui dort,
Des Souffles plus forts qui ont pris
Le Souffle des Morts qui ne sont pas morts,
Des Morts qui ne sont pas partis,
Des Morts qui ne sont plus sous la Terre.

Écoute plus souvent
Les Choses que les Êtres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Écoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots,
C’est le Souffle des Ancêtres.

afrique-femme-noire

Je n’oublie pas que j’habite une ville qui tient sa richesse du commerce du vin et de l’ébène.

Et je n’oublie surtout pas que l’esclavage subsiste encore à travers le monde… ici même en France. Cloîtrées dans des maisons luxueuses, sur des chantiers, des ateliers clandestins, des campagnes, des mariages forcés… Victimes invisibles, silence assourdissant.

esclavemoderne

Bouge ton sac, Nadia !

Nadia Bourgeois est l’auteure d’une pièce de théâtre qui a tenu le haut de l’affiche pendant 2 ans à Bordeaux : Bouge ton cube.

Elle revient cette fois avec un guide pratico-ludique sur la sacologie : Comment trouver un homme assorti à son sac à main.

couvsacamainLes éditions la Boite à Pandore ne pouvait pas laisser passer ce petit bijou sans l’ouvrir.

Un livre délicieusement girly qui pose des questions de fond sur les relations amoureuses :

– Et si nos sacs étaient révélateurs du portrait de notre futur prince charmant?

– Que trimballez-vous dans le vôtre qui en dirait long sur votre personnalité ?

Optimiste et richement documenté, ce livre plein de pep’s vous fera voyager de sac en sac !

Si vous ne connaissez pas l’univers de Nadia, attention ça décoiffe. Loufoque et tendre, elle renverse le monde de son regard bien veillant. C’est vrai quoi, depuis le temps qu’on cherche un sac assorti à nos chaussures, on ne voit pas plus loin que le bout de nos pieds…

5 questions à Nadia Bourgeois sur Nadia Bourgeois…

  • Dans la peau de quelle personnalité aimerais-tu vivre une journée ? Et qu’en profiterais-tu pour faire ?

J’aimerais être Dieu, l’espace d’une journée, et répandre la paix sur le monde.

  •  Quelle est la question qui te tourmente le matin au réveil ?

Aucune question ne me tourmente au réveil, je suis toujours de bonne humeur, c’est ensuite que cela se complique…  quelle tenue vais-je mettre ? Vais-je réussir mes échecs ? Je plaisante, mais cela varie en fonction de ma préoccupation du moment. En profondeur, ce qui me tourmente, c’est l’avenir de l’humanité.

  • Où étais-tu avant ta naissance ?

Dans la tête d’un fou sûrement !

  • Que dirais-tu à la jeune Nadia le jour où elle a écrit la première page de son premier texte ?

Aie confiance et vas-y, fonce, ce n’est que du bonheur !

  • Quelle est la citation que tu aimerais relier à tes livres ?

Il y en a tant ! Celle qui me vient à l’esprit aujourd’hui serait : « Tout est possible, même Dieu » d’Ernest Renan

TCPC

Les fêtes sont cruelles pour les esseulés. Noël pour les sans-familles, la Saint-Valentin pour les sans-amoureux…

silhouettes heads of the bride and groom in darkness

TCPC. Ça pourrait être le titre d’une émission de jeu. Ce n’est qu’un jingle pub à la moitié de la vie. Les derniers mensonges avant le générique de la fin.

Tout Ça Pour Ça…

Tant d’enthousiasme, tant d’élans, d’attentes, de joies, de déceptions même parfois. Et puis…

Et puis plus rien. Comme si la vie, la vraie, celle qui bouge et qui vous rend vivant, celle qui vous fait lever d’un bond même quand vous êtes au fond du gouffre. Cette vie là a disparu. Pfffftt ! Envolée, évanouie. Plus là, plus rien.

Rien qu’un grand vide, un trou noir.

Se sentir comme un château de sable à quelques mètres des vagues. Quelques instants en suspension quand on espère encore que rien ne va s’écrouler, que la vague s’abattra ailleurs.

Tout Ça Pour Ça !

Pour finir seule à crever de solitude, les rêves échus.

Les yeux qui piquent le soir, le silence du téléviseur éteint, les poireaux qui étouffent lentement pour la soupe…

Tout Ça Pour Ça ?

Quelques souvenirs fugaces refusent de partir. Lambeaux qui s’accrochent à ce qui  n’est plus.

L’image d’un sourire, l’écho d’un rire, une main sur l’épaule, un câlin, une ivresse, de gros sanglots. Un flot d’espoir, un clin d’œil, des mains unies, course vers le plaisir, attentes partagées. Nos peurs, nos fous rires. Notre vie, ensemble.

Tout Ça Pour Ça !?…

Est-ce que ça en valait ma peine ?

La désobéissance des pouces

  • Trois ans de cogitations intenses, d’arrachages de cheveux…
  • 5 kilos en sodas sucrés, chocolats et autres boosters caloriques de neurones…
  • 27 crayons, 3 arbres, 2 ordinateurs…

Mais ça y est !

Mon recueil de nouvelles, La désobéissance des pouces, a pris son envol vers les maisons d’édition.

Bien sûr, il y a plus d’auteurs de nouvelles en France que de lecteurs et les éditeurs sont plutôt frileux  pour investir dans ce genre quand on n’a pas un nom connu. Donc je ne m’attends pas à ce qu’il soit reçu à bras ouverts dans les comités de lecture.

Mais je passe ma vie à inventer des histoires, à mettre toute mon énergie pour faire rêver les autres (vous chers lecteurs). Alors pourquoi ne pourrais-je pas y croire pour moi-même ?…

passeport

Rien que pour vos yeux, le pitch du recueil.

Deux mille ans que l’histoire a remisé ses antiquités, que les chaînes n’enserrent plus nos cous, qu’elles n’entravent plus nos chevilles et ne broient plus nos pouces.

Depuis la Révolution, nous naissons « libres et égaux en droits » mais nous arrivons toujours au monde suspendus à un cordon ombilical… Une fois délivrés, nous sommes nombreux à nous dire prêts à mourir pour défendre ces libertés promises. Un rêve qui a marqué les pages de notre histoire en lettres de sang.

Aujourd’hui, les marques ostentatoires d’asservissement ont disparu… mais peut-être sont-elles simplement devenues indolores au point que nous ne sentons plus leur poids ?

Ce recueil est né de nombreuses questions qui me tourmentent régulièrement. Non pas sur la liberté dans le monde, mais sur notre latitude en tant qu’individu à exercer notre droit à vivre notre vie. À travers le temps, comment se mesure ce droit ? Par l’évolution de notre espace de liberté ou par les sanctions encourues à en franchir les limites ?

En clair,
que risquent ceux qui osent s’affranchir de leurs carcans ?

C’est cette question j’ai choisi d’explorer en tant qu’auteure.

Au travers d’histoires courtes comme la vie, ce recueil raconte le destin ordinaire d’hommes et de femmes qui, chacun à leur manière, refusent de porter les chaînes qui leur étaient préparées et qui osent tout pour tracer leur route. Quel que soit le prix à payer…

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