Psychogénéalogie, Keksé ksa ?

Au fur et à mesure des rencontres dans les salons ou lors des dédicaces, vous avez été nombreux à me poser des questions sur la psychogénéalogie. Si j’ai effectivement rencontré de nombreux spécialistes au cours de mes recherches, Sans traces apparentes est avant tout un roman qui n’aborde ce thème que sous l’angle de la fiction.

Dans la première version, j’avais écrit une scène mettant face à face Charlie et Gaëlle sur ce sujet. C’était au moment où la jeune femme, perturbée par l’idée de la malédiction, cherche un point de vue plus rationnel auprès de son amie médecin. La scène avait pour but d’expliquer le phénomène des blessures du point de vue de la psychogénéalogie. Trop explicatif, n’apportant rien à l’action, le tête-à-tête a été réduit à quelques mots.

Pour les lecteurs intéressés par le sujet, voici la scène qui a été supprimée et qui décode le phénomène et ses conséquences pour la famille de Charlie.

sta-psychogenealogie

Je vous ai également préparé une synthèse qui explique la mécanique des traumatismes transgénérationnels et qui indique une partie de mes ressources bibliographiques.

mecanique-blessures-transgenerationnelles

***

Vous êtes également nombreux à me demander comment se libérer des blessures transgénérationnelles. En tant que romancières, j’ai choisi pour mon histoire la piste des actes magiques dont Alexandro Jodorowsky fut l’un des précurseurs.

Plus récemment la psychogénéalogiste Elisabeth Horowitz a publié un livre très bien documenté : Les actes symboliques, le geste qui libère, remarqué par Psychologies magazine de juillet-août 2015 :

« Il est des gestes symboliques qui libèrent parfois de traumas profonds. Et ils sont faciles à mettre en œuvre car ils reposent sur de banals outils très « parlants » : du papier pour écrire ce que l’on n’a jamais osé dire, le port d’une tenue particulière pour rejouer consciemment une scène difficile (et s’en débarrasser), un changement de place à table pour adopter un nouveau point de vue… Les exemples analysés par la psychogénéalogiste Elisabeth Horowitz sont multiples.

Souvent provocants dans leur évidence analogique (brûler le calendrier d’une mauvaise année, porter dans un sac une pierre figurant un poids moral), ces actes imagés en suggèrent d’autres au lecteur. Les rites initiatiques traditionnels et les principes de différentes écoles analytiques éclairent des situations actuelles, offrant des pistes fécondes. »

Pour conclure, je ne peux que répéter qu’il existe de nombreuses thérapies, certaines relevant de la médecine et des nombreuses branches de la psychologie clinicienne et d’autres, issues de méthodes parallèles ou provenant d’autres cultures. Il appartient à chacun de trouver la sienne, celle qui sera capable de lever ses résistances propres.

4 réflexions sur “Psychogénéalogie, Keksé ksa ?

  1. Pingback: L’été 2016 | Élisa Tixen, blog d'auteur

  2. Le livre dont tu écris ce qu’il en ressort au niveau des pages et des pages, 🙂 touche de près mon petit-fils et aussi ma famille. D’où l’intérêt que j’ai eu à lire : Ciel mes aïeux et qui a fait ressortir des souvenirs. En lisant cet article, ou petit coin, j’ai très envie de télécharger le livre. Plus de place chez moi hélas.
    A bientôt et n’oublierai pas d’en faire le commentaire dès que je l’aurai terminé.
    A bientôt, là je suis dans un polar, le premier que je lis de cet auteur : Les Nymphéas Noirs.
    Amicalement.
    Geneviève.

    • Anne Ancelin fait partie des auteurs que j’ai lus pour me documenter sur le sujet. Je crois profondément qu’à l’ère du développement personnel, on parle encore trop peu de ces blessures du passé et de leur impact sur nos vies. Je te souhaite une bonne lecture de Sans traces apparentes quand tu auras envie. Amitiés, Elisa 🙂

  3. On dit souvent que la grande Histoire s’apprend mieux à travers les vécus personnels, puisqu’ils nous rendent proches et réels les récits abstraits.
    Il en est de même pour la psychogénéalogie car si ses livres sont passionnants, ils ne nous touchent que plus profondément à travers le parcours d’une jeune femme, confrontée au passé trouble de ses aïeules qui résonne en tragédies de sa vie.
    Ton roman est inclassable car il mêle des histoires d’amour, comme nous en rêvons tous, une touche de suspens, une intrigue qui nous tient en haleine, et cette longue recherche de l’identité qui ne conduit au bonheur qu’une fois « les malédictions » du passé exorcisées.
    Hommage à tant de travail, Elisa, dont les « profanes » ne se rendent pas compte mais quel résultat magnifique, 314 pages de pur bonheur…
    Merci encore, j’aimerais pouvoir l’oublier pour le relire 🙂
    Et je suivrai tes traces, toujours…

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