La saison des Late Bloomers

« Trouver sa voie, il n’est jamais trop tard »

Ce titre est celui de l’article écrit par Camille Perlès dans le PRIMA d’octobre (p58) où elle dresse le portrait des Late Bloomers. Avec beaucoup de sensibilité, la journaliste met en lumière les personnes qui prennent le temps avant de choisir leur voie.

Si je vous parle de cet article c’est que le sujet m’intéresse bien sûr (cf. mon billet précédent) mais aussi parce qu’il retrace, parmi d’autres, le parcours de Sans traces apparentes, premier roman publié après 50 ans.

En plus des témoignages, l’article s’appuie aussi sur le livre de Catherine Taret « Il n’est jamais trop tard pour éclore » qui donne trois conseils précieux pour trouver sa voie :

  1. Avoir confiance en la vie
  2. Garder à l’esprit que nous avons toujours prise sur nous
  3. Se souvenir que c’est notre propre lumière et non notre obscurité qui nous effraie le plus (d’après Nelson Mandela que j’adoooore).

Cela peut paraître simple à dire et difficile à faire, mais l’auteure témoigne  avec un enthousiasme pragmatique qui donne envie, au moins, d’essayer.

Pour en savoir plus, je vous invite à lire
l’article de Camille Perlès.


Un bel article et une belle rencontre, merci Camille 🙂

Allez, je vous laisse, car si je suis une late bloomer, depuis la rentrée je suis surtout une busy bloomer.

Amitiés 🙂

Publicités

Terra Incognita

Dans les temps anciens, les cartographes dessinaient le monde connu et désignaient les autres territoires Terra incognita.

Dans l’imaginaire collectif, ces zones inexplorées étaient peuplées de monstres et de créatures puissantes qui terrifiaient les uns et fascinaient les autres.

Au fil des siècles, il semblerait que nous ayons parcouru chaque parcelle de notre terre. Il nous reste les grands fonds pollués et une voie lactée de plus en plus embouteillée (oui je sais elle était facile).

Alors, aujourd’hui, 21e siècle de notre aire ère, que reste-t-il à explorer ? Que reste-t-il pour nous fasciner et nous faire rêver ?

Ma réponse fuse, évidente : la page blanche bien sûr…

Le point de départ de chacun de mes voyages dans les synapses frétillants de mon cerveau. Mon camp de base pour partir en exploration, à la découverte de nouvelles histoires à inventer. Au programme : aventure et inconnu…

Et vous, quel est le territoire insoupçonné que vous explorez ?

Plaisir d’écrire

Lorsque vous osez dire que vous écrivez, certains regards s’échappent, des têtes se baissent, des murmures enflent.

« – Moi, j’aurais bien envie aussi, mais je n’ose pas. Je ne saurais pas faire… »

J’ai une nouvelle. IMPORTANTE & URGENTE !

Écrire s’apprend !

Désolée pour le génie créatif, c’est comme le monsieur du Pôle Nord et le petit rongeur sous l’oreiller, il n’existe pas. Au placard, le mythe du « Je ne peux pas parce que je n’ai pas reçu le don ».

Tout s’apprend si l’envie est là. Même les éditeurs le disent. La qualité des manuscrits qu’ils reçoivent depuis quelques temps a considérablement augmenté. Un phénomène qu’ils attribuent aux ateliers d’écriture qui fleurissent un peu partout. Il y en a sûrement un près de chez vous.

Et en plus, on peut apprendre dans le plaisir !

Il n’y a pas besoin d’être malheureux pour écrire ou d’avoir connu une grande tragédie personnelle. Le poète maudit est un boulet de plus à remiser dans le placard des mythes perdus. Il y a des ateliers qui vous concoctent des consignes d’écriture absolument jubilatoires. C’est le cas des exercices créatifs de Pascal Perrat, proposés sur son blog tous les 15 jours.

nadia_photoPour les chanceux qui résident à proximité de Bordeaux, il y a les ateliers Nadia Bourgeois. Une bulle hors du temps pour développer son imaginaire et surtout apprendre à écrire dans le plaisir.

Exemple d’exercice créatif que je m’inflige pour stimuler ma créativité et mon plaisir d’écrire :  Quelle sera la situation météoristique du mois de juin ?

Prévisions météoristiques :

Pluies au Nord, qui l’eut crue ?

A compter du 10 juin, risque de précipitations d’hommes en short, hurlant et brandissant drapeaux et bières. La situation devrait s’apaiser avec la dépression prévue pour le 10 juillet.

L’éphéméride du mois :
En Juin, plonge le marsouin.

La prédiction du grand mage blanc DacOdac :
« Le 21, Sol se tisse pendant que ciel s’éclaire ».
Serait-ce le grand retour de Noir Désir ?

Haïku juinesque :
Juin foins coupés embaumants
Trêve des croque morts
Plus de dragées moins d’œillets

Vous avez vu, c’est du grand n’importe quoi… !!!

Mais je me suis bien amusée et ensuite, j’ai fait une séance d’écriture super productive. Sur un sujet assez grave en plus. Ce qui m’amène à vous dire pour conclure :

« Joyeux mois de juin ! »

Nuages4

Créativité, lou y es-tu ?

Est-ce les nombreux échanges sur les blogs cette semaine, vos encouragements ou les super retours sur Sans traces apparentes… ? Depuis quelques jours, mon imaginaire est reparti ! Les idées se bousculent et foisonnent.

Vraiment étrange, cet afflux de créativité. Soudain bouillonnant, après de longs jours passés en morne plaine… Je voudrais comprendre. Est-ce que quelqu’un s’est intéressé au phénomène ? Les scientifiques peut-être…

Creative Brain

Creative Brain

Pour les chercheurs des neurosciences, la créativité est un mécanisme bien plus complexe que la distinction entre les parties droite et gauche du cerveau (en théorie, le cerveau gauche serait rationnel et analytique tandis que le cerveau droit serait créatif et émotionnel). En fait, ils supposent que la créativité implique un certain nombre de processus cognitifs, de voies neuronales et d’émotions, mais derrière ces mots hyper techniques, personne ne se représente encore totalement comment l’imagination fonctionne.

Réponse incomplète, je pars chez les psychologues.

Une étude a montré que la créativité implique qu’une multitude de traits, de comportements et d’influences sociales soient rassemblées en une seule et unique personne. Oui mais lesquelles ? On l’ignore. Pour Scott Barry Kaufman, les personnes imaginatives ont des esprits désordonnés ». CQFD : l’imaginaire est insaisissable, mêmes pour les décrypteurs des mondes mystérieux de la sub-sur-conscience.

Me voici chez les coachs en développement personnel. Pour eux, la créativité est la faculté d’apporter un regard neuf sur une chose connue. Chacun est donc potentiellement créatif de sa créativité. Potentiellement ! Tout est là. L’imagination serait alors comme un muscle à entraîner. Et ces experts disposent pour cela de boites à outils bien garnies en haltères du cervelet et autres instruments de torsion des hémisphères.20150826_Cerveau_outils

Je revenais bredouille de mon périple, quand j’ai eu la chance d’avoir une carie. Ni une ni deux, je fonce chez le dentiste. Sur la table basse, un magazine me tend ses pages. En lettres grasses sur la une : « Connaissez-vous votre potentiel créatif ? La réponse en 5 questions ! ». Quelle merveilleuse synchronicité…

Je décide de tenter l’aventure. Vous me suivez ?

Question n° 1 : Rêvassez-vous régulièrement et depuis toujours ?

Les neuroscientifiques et les psychologues assurent que rêvasser implique les mêmes processus cognitifs que ceux associés à l’imagination et la créativité. Eh oui ! Les temps de cerveau disponibles ne sont pas toujours dédiés aux publicités, ils peuvent aussi, dans leur marche vagabonde, faciliter le processus « d’incubation créative ».

Perso_JF_aube

Question n° 2 : Travaillez-vous mieux dans la solitude ou avez-vous besoin de l’ambiance d’une ruche ?

Chaque moment de solitude est un espace de vagabondage pour nos cerveaux, et donc de créativité. Dans ces têtes à têtes avec soi, rien ne vient perturber le flux des pensées, il n’y a personne pour couper la parole à la petite voix intérieure.

Attention ! Dans ces rêveries solitaires, peut surgir à tout moment un projet créatif, c’est-à-dire une activité que vous aimez, où vous possédez des compétences et qui vous met au défi.

Lorsque c’est le cas, une sorte de bulle se forme, une transe où la pensée consciente est dépassée. Le temps n’existe plus, vous entrez dans un état de concentration sereine qui gomme les perturbations externes. Rien d’autre n’existe que l’idée naissante.

Gare

Question n° 3 : Observez-vous ce qui se passe autour de vous ?

Selon l’écrivain Joan Didio, « le dénominateur commun de tout ce que nous voyons est toujours, effrontément, l’implacable ‘JE ». Le « JE » est encore là quand nous utilisons le fruit de nos observations dans notre activité artisitique. Et ce « JE » ne peut être qu’unique parce que je suis moi et que vous êtes : vous. Unique, donc créatif.

Si en plus, vous osez (vous) poser toutes sortes de questions, sur le pourquoi du comment du machin chose… vous maintenez en éveil votre curiosité et votre désir de comprendre.

Or, si une chose distingue les personnes créatives, c’est bien leur capacité à décoder des zones d’ombre ou à créer des ponts entre des éléments parfois réputés incompatibles.

Question n° 4 : Êtes-vous renard ou sanglier ?

Alors que le sanglier préfère creuser son sillon, le renard furète dans les fourrés, le nez au vent à la recherche de nouvelles expériences. Que cherche-t-il ? Assouvir une curiosité, le grand frisson, une émotion, voire un fantasme… ? Autant de raisons, autant de renards. Ce qui les rassemble, c’est cette quête, ce désir d’explorer le monde, qu’il soit intérieur ou extérieur.

Question n° 5 : Échouez-vous souvent dans vos projets ?

Oui, vraiment ? Tant mieux ! La persévérance est une des clés de la créativité.

La meilleure idée du monde n’existe pas tant qu’elle reste coincée dans les méandres du cerveau. Or dans chaque étape qui sépare l’idée de l’objet, il y a tant d’écueils où s’échouer, tant d’obstacles à contourner. Mais chaque pépin est une pépite pour celui qui sait rebondir. Car plus on rate, plus on recommence, plus on développe sa créativité.

Montréal2

Si vous répondu OUI à toutes les questions, vous êtes une créative puissance 10 x 10 au carré de la méduse… !

Alors il faut y aller maintenant.

Car finalement, oser n’est-il pas le point de départ de la créativité ? Oser exprimer ses besoins ou ses désirs dans ce qu’ils ont de singuliers parce qu’ils viennent de soi. Oser franchir le premier pas et les suivants…

Je vous laisse, j’ai un roman qui bouillonne… 20150826_Smiley