Publié dans Astuces d'écriture

Ateliers, je vous aime

Qu’est-ce qu’un atelier ?

Beaucoup vous diront que c’est le local d’un artisan, qui travaille de ses mains. Mais le Lexilogos (pour moi, le meilleur des dictionnaires en ligne) indique que c’est aussi un chantier où l’on construit, une loge de francs-maçons, l’endroit où plusieurs élèves travaillent sous la direction d’un maître artiste…

Un atelier d’écriture, c’est un peu tout cela à la fois, un endroit où l’on travaille, où l’on se réunit entre membres de la même secte passion, où l’on apprend son art sous la direction d’un maître qui vous propose toutes sortes de situations, avec pour objectif de faire vibrer votre imaginaire et de vous faire jouer avec les mots et les intrigues. Et cela fonctionne !

Comme la liberté, la créativité se nourrit d’espaces et de frontières. Des lignes de contraintes à contourner, surmonter, transgresser… Quand le champ des possibles est trop vaste, l’action se trouve paralysée.

Imaginez que je vous tende une feuille blanche en vous disant : « Tiens, écris ce que tu veux ». Combien y-a-t-il de probabilités pour qu’un grand trou noir se forme devant vous ?

Par contre, si je vous dis : « Écrivez l’histoire d’un petit garçon ou d’une petite fille qui s’est endormi(e) dans son lit et se réveille le matin dans une étable ». Je suis certaine que des images commenceront à apparaître avant même de saisir votre stylo : le visage de l’enfant ensommeillé, la chaleur de la paille, l’odeur musquée des co-locataires animaux…

Ne croyez pas que toutes les consignes sont plaisantes. Mais si l’une d’elles dérange, c’est plutôt bon signe, signe qu’elle nous embarque loin de notre zone de confort.

J’adore ces quelques secondes en suspens pendant que l’animateur se prépare à énoncer la contrainte qu’il a préparée. Suspense et trac, le défi est lancé. Est-ce que je vais réussir à raconter une histoire à partir de ces quelques mots ? Est-ce que cette contrainte va m’inspirer, me bouleverser ?

C’est la raison pour laquelle je continue à participer aux ateliers d’écriture. Pour sortir de mes mots, trop familiers, parfois trop faciles. Franchir certaines frontières que je m’inflige inconsciemment, explorer des territoires inconnus…

Ma dernière expérience en juin a été géniale sur tous ces points. Il s’agissait d’un atelier intitulé : « Explorer votre imaginaire avec le fantastique : qu’attendez-vous pour sortir de l’ordinaire ? ». Organisé par l’atelier Les Mots à Paris, animé par Denis Michelis.

Un animateur adorable et drôle, mais aussi exigeant, ses retours sur les textes lus sont super pertinents et constructifs. Tout commence par cette phrase : « Tout est vrai, il suffit juste d’y croire ». Et voilà c’était parti pour deux jours de consignes sur l’inexplicable, l’insolite, l’horreur… Si vous avez envie de pulser votre imaginaire en vous amusant beaucoup, je vous le recommande. Un atelier jubilatoire !

Revenons aux multiples avantages d’un atelier d’écriture. Contraintes libératrices, joie d’écrire et de tester, échanges avec le groupe, richesse des commentaires… Le seul inconvénient, il n’y en a pas partout. Même si de nombreuses médiathèques en organisent aujourd’hui, l’accès peut être compliqué, trop loin, pas les bons horaires…

Devant les nombreuses frustrations exprimées par des lecteurs lors de salons ou de dédicaces, j’ai créé l’année dernière un cahier de vacances spécial écriture : Tongs & Stylos. Je viens de le reconvertir en atelier d’écriture à domicile.

Vous y trouverez des jeux cré-actifs d’écriture, quelques défis, des astuces d’écrivains… tout pour booster votre imaginaire et vous aider à inviter l’écriture dans votre vie.

Ce document n’est pas à vendre. S’il vous intéresse, il vous suffit de m’envoyer un mail. Je vous l’envoie en format PDF par retour de mail, gratuitement. Psittt : il n’y a rien d’autre non plus à vendre ensuite. J’ai simplement choisi de partager avec tous ceux qui sont loin une partie de mes boosters d’écriture personnels.

C’est mon cadeau avant de m’absenter de la blogosphère. La réponse pour la résidence d’écriture au Québec est tombée et malheureusement mon projet n’a pas été retenu. Outre la déception, ça a été l’occasion d’une vraie remise en question. J’ai pris la décision d’arrêter de me disperser entre de nombreux projets, en bref d’arrêter de bricoler. J’ai deux romans en cours. Je me suis fixée l’objectif de les terminer, l’un d’ici la fin de l’année, l’autre d’ici la fin du printemps.

Donc si l’envie d’écrire vous chatouille mais que vous n’osez pas vous lancer, vous n’avez plus d’excuses. Arrêtez de vous raconter des histoires, ce petit livret vous aidera à passer à l’action. Sans pression. Rappelez-vous : tout commence par un mot, puis un autre…

Bonne écriture à tous,
À bientôt sur les pages,
Élisa

L’adresse pour demander votre atelier d’écriture cré-active : elisa.tixen@gmail.com

Publié dans Confidences d'auteure

Pourquoi écrire à la main

Depuis l’automne 2016 en Finlande, les enfants scolarisés n’ont plus besoin d’écrire à la main. En Suède, les scientifiques pensent que les capacités motrices des enfants ne leur permettent plus d’écrire des lettres calligraphiées.

Quand je lis ce genre d’informations, je me dis -j’espère- que cela participe de l’évolution de l’homme mais d’autres études scientifiques (nombreuses) démontrent l’intérêt de l’écriture manuelle pour notre cerveau (et pas seulement pour écrire sa lettre au Père Noël).

Vous pourriez penser qu’il ne s’agit pas aujourd’hui d’un article très original, ces études ont déjà été publiées à plusieurs reprises sur plusieurs sites Internet. Ce qui m’a alertée, c’est qu’ils sont tous écrits sur la forme négative. Or, puisque l’on parle neurosciences, et sachant que le cerveau ne gère pas le négatif, j’ai souhaité les réécrire sur un mode positif.

Voici donc les 7 compétences que l’écriture manuelle permet de développer :

1. Ceux qui écrivent à la main lisent mieux et plus facilement.
L’écriture manuelle active les zones du cerveau responsables de la formation du langage et de l’interprétation des sensations. En écrivant à la main, on développe sa motricité et sa coordination.

2. Ceux qui écrivent à la main mesurent mieux à l’œil nu et sont plus agiles de leurs mains.
En Chine et au Japon, les calligraphes étaient souvent engagés comme archers. On leur reconnaissait la capacité de concentrer leur attention pendant un long moment sur un seul objet, ce qui décuplait la précision de leurs gestes et leur souplesse. De même qu’un trait sur le papier, on ne peut pas rattraper une flèche mal tirée.

3. Ceux qui écrivent à la main sont plus aptes à comprendre un texte manuscrit.
La lecture des caractères imprimés demande un fonctionnement moins important du cortex des hémisphères cérébraux parce que nous comprenons tout et n’avons pas besoin d’activer la pensée associative pour déchiffrer les lettres.

4. Ceux qui écrivent à la main font plus attention à l’orthographe, à la ponctuation et à la grammaire. Les correcteurs orthographiques associés à tous les appareils numériques, ordinateurs, smartphones… nous ont fait relâcher notre vigilance et manquant d’entraînement, notre connaissance des règles s’estompe.

5. Ceux qui écrivent à la main expriment mieux leurs pensées avec des mots.
L’écriture sur un clavier s’apparente à un flux de pensée, façon brainstorming. Inutile de réfléchir en profondeur puisque l’on pourra changer à volonté tout ou partie de la phrase. De son côté, écrire à la main nécessite de penser en amont à la phrase entière avant de pouvoir l’écrire, sous peine d’avoir à la réécrire. C’est ainsi que le fait d’avoir à anticiper ce que l’on va écrire développe notre mode de raisonnement et notre capacité d’abstraction.

6. Ceux qui écrivent à la main développent leur imagination.
La préhension tactile du stylo favorise la connexion avec le sujet et le mouvement de l’écriture manuelle facilite l’analyse et la réflexion. Le geste d’écrire, plus lent que celui de taper du bout des doigts, donne également le temps de s’attarder, de laisser s’envoler ses pensées, d’explorer des idées inattendues…

7. Ceux qui écrivent à la main accroissent leur mémoire et leur capacité à apprendre.
L’écriture manuelle est l’un des moyens les plus efficaces pour ancrer un sujet dans sa mémoire car elle donne le temps à notre cerveau de mettre en évidence les points principaux. Cette réflexion parallèle à l’acte d’écrire installe une stimulation intellectuelle modérée mais prolongée, plus efficace qu’une sollicitation exceptionnelle et intense.

Récapitulons, écrire à la main permet donc de :
1.  lire plus facilement,
2. être plus habile dans ses gestes,
3. mieux comprendre les textes écrits,
4. avoir une meilleure orthographe,
5. mieux mettre ses idées en mots,
6. développer ses capacités créatives,
7. augmenter sa mémoire et ses capacités d’apprentissage.

Alors au risque de passer pour une « c’était-mieux-avant », je dirais que l’écriture manuelle va à l’encontre de la croyance que tout progrès est bénéfique.

Par le passé, l’homme a survécu en s’adaptant, c’est-à-dire en acquérant des capacités nouvelles (la préhension, le langage…) et en en abandonnant d’autres (notamment sensorielles paraît-il). Mais, dans le cas présent, j’ai beau chercher, je ne vois pas la compétence que nous allons acquérir et qui surpassera ces sept talents typiquement humains.

Soyons francs entre nous. Je suis auteure mais je n’écris plus totalement mes histoires à la main, le traitement de textes est devenu mon meilleur ami. Pourtant, je m’astreins à écrire à la main chaque jour, quand j’ai besoin d’organiser ma pensée, quand je commence un billet de blog, une nouvelle ou un nouveau chapitre de roman.

Et vous, vous faites comment ? Est-ce que vous écrivez encore à la main de temps en temps ? Est-ce que vous faites écrire vos enfants à la main ?

Publié dans Astuces d'écriture

Le pouvoir des listes

Il y a des jours où tout roule. Quoique l’on décide, les choses avancent. Où que l’on veuille aller, on va encore plus loin…

Et il y a des jours, heureusement moins nombreux, où rien ne bouge. Il faut une force de titan, juste pour faire un pas chancelant. Ce qui impulsé ces jours-là ne conduit qu’à des impasses, voire à des reculades…

On le savait, on le craignait, mais on agi quand même. Soit par peur de perdre du temps, soit à cause d’un sentiment de culpabilité lié au péché d’oisiveté… Quelle que soit la raison, ces jours-là, on aurait mieux fait de ne pas se lancer.

Aujourd’hui est un de ces jours-là. Je l’ai reconnu de suite, dès que mes orteils ont heurté le pied de lit, que le parfum a taché mon chemisier, que le bus est passé sous mon nez… Dès que j’ai ouvert mon premier fichier et que la page m’a éblouie de sa blancheur insolente. Oui je t’ai reconnu, VJM (Vrai Jour de M…).

Et c’est le bon moment pour te dire que je ne t’en veux pas. Car je sais maintenant que tu arrives quand je suis allée trop loin, que les dossiers me submergent et qu’il est temps que je pose mon cerveau, que je souffle, que je respire.

Alors au lieu de travailler sur mon roman (qui avance eh eh), je me suis offert une parenthèse et j’ai écrit des listes.

Écrire une liste est l’un des outils les plus puissants que je connaisse quand je sens que je tourne en rond. Elles donnent un support à l’ennui, pas le morose dépressif, non celui qui libère la tête et invite au rêve et à la créativité.

J’ai donc écrit des listes d’envie, des listes à faire ou à défaire, des listes à se souvenir…

J’ai aussi écrit une petite liste à la mode d’Henri Michaux. Elle commence par « Je vis »

« Je vis une crème renversée et du lait se sauver. Je vis un café crème embrasser deux sucres. Une tasse ébréchée où les cuillères tournent en rond.

Je vis une poubelle renversée, le couvercle cassé, les sacs éventrés. Je vis les chats affamés.

Je vis une main cramponnée au stylo, un doigt suspendu vers le haut, un bras tordu dans le dos.

Je vis un ange sans aile.

Je vis un carré dans un cube et deux cercles dans le même rond. L’homme de Vinci habillé de coton et une roue qui tourne sans rebond.

Je vis une girafe veiller sur son nid.

Je vis une scène, un ménage, du théâtre. En arrière-cour, des pavés. Une plage sans vagues. Du sable sans sel. Du grain sans folie.

Je vis un homme qui ne vit qu’elle »

 

Et vous, vous faites quoi pendant vos VJM ?

 

 

Publié dans Astuces d'écriture, Confidences d'auteure

Technique n’est pas recette

L’un des mythes les plus puissants en littérature est que l’auteur est un élu, le réceptacle sur terre d’un génie créatif qui lui dicte les mots à inscrire sur le papier. Vous y croyez, vous ?

Croire à ce mythe reviendrait à dire que le talent d’écrire est inné… Ce qui ferait de la littérature la seule discipline artistique où il est impossible non seulement d’apprendre mais aussi de progresser. Ce qui ferait des auteurs, quel que soit leur talent, de simples scribes.

Des techniques d’écriture efficaces

Dans toutes les disciplines, il y a ceux qui aiment réfléchir aux règles (les théoriciens comme Jean Genet). Il y a aussi ces autres qui explorent les territoires et leurs limites (les pionniers tels que les membres de l’Oulipo), et puis ceux qui dérangent l’ordre établi (les voyous comme Virginie Despentes ou Zarca)…

Depuis la naissance du premier alphabet, la littérature a été traversée par de nombreux courants qui s’opposaient au précédent, cassant les règles établies pour en créer d’autres. Chacun a ainsi apporté sa contribution pour former ce qu’on appelle les techniques d’écriture.

Procédés stylistiques, arcanes de la dramaturgie, narratologie, psychologie des personnages… Il existe aujourd’hui un panel impressionnant de techniques efficaces qui permettent à un auteur d’améliorer ses manuscrits.

Des techniques qui, texte après texte, gagnent en puissance, jusqu’à devenir naturelles le jour où l’auteur oublie qu’il les a apprises, le jour où il joue avec elles sans s’en rendre compte ou qu’il invente les siennes.

Techniques ne veut pas dire recette.

Écrire, c’est comme faire du pain. C’est à la fois simple et compliqué.

Le pain, c’est de manière très basique, de la farine, de l’eau, un peu de sel et du levain ou de la levure. Mais pas n’importe lesquels et pas n’importe comment. Chaque geste de pétrin compte et cela peut se terminer avec une baguette bien croustillante ou complètement ramollie.

Écrire une histoire, c’est de manière très basique également, des gentils et des méchants, un soupçon de suspense, quelques grammes d’amour… Mais pas n’importe lesquels et pas n’importe comment. Chaque mot compte et cela peut se terminer par une intrigue haletante ou un récit qui retombe à plat comme un soufflé.

« Il y a trois règles à respecter pour écrire un roman. Malheureusement, personne ne les connaît. »
ironisait William Somerset Maugham.

Ce n’est malheureusement pas ce que pense un groupe de chercheurs des universités d’Oxford et de Yale. En décembre dernier, la revue Courrier International s’est intéressée à leur étude sur l’intelligence artificielle et la suprématie de l’homme sur les machines. Ils ont évalué à 2056, la date à laquelle un robot serait en capacité d’écrire un best-seller.

Ce qui signifierait que les big data arriveraient d’ici 40 ans à décoder la mystérieuse alchimie de l’écriture… Ce qui voudrait dire que le graal de tout auteur, le best-seller lu par des milliers de paires d’yeux, serait à portée d’algorithme…

La part d’humanité

Je ne veux pas y croire. Je n’y crois pas. Et voilà pourquoi…

Je n’y crois pas car propulser un livre au rang de best-seller est une histoire de rencontre entre un objet et un public humain. Humain et Imprévisible. Ou alors nous serions nous-mêmes des robots dotés d’un bouton capable de nous faire perdre notre libre arbitre et de nous pousser à acheter ce que nous dictent les vendeurs. Les publicitaires cherchent la formule sans succès depuis des décennies.

Je n’y crois pas car écrire ne se résume pas à aligner des mots pour construire des phrases. « Écrire est un acte d’amour. S’il ne l’est pas, il n’est qu’écriture » (Jean Cocteau). Or les machines sont incapables de sentiments ou d’émotions. Elles ne ressentent pas l’amour passion qui peut vous emporter au bout du monde. Elles ne connaissent pas la peur de la mort, ni la souffrance attachée à la perte…

Je n’y crois pas car depuis les mythes antiques, tout a été dit, toutes les histoires ont déjà été écrites. Et pourtant, les auteurs ne cessent d’inventer et de réinventer. Chacun apportant un regard nouveau, une voix particulière, une émotion inconnue…

Même si les ingénieurs commencent à parler de machines apprenantes, personne ne mentionne de machines capables d’inventer. Aucun créatif n’est capable de vous expliquer d’où viennent ses idées, parfois d’une association inattendue, d’autres fois d’une fulgurance qui enfle comme une évidence… Si un programme informatique sera certes le plus performant pour trier les données et répondre aux commandes, il n’aura pas cette capacité unique d’un auteur humain, de se perdre en cherchant, de trouver sans chercher. Ce qu’on appelle la sérendipité…

Luc de Brabandere, ingénieur belge devenu philosophe d’entreprise et grand ponte de la créativité, adore raconter cette histoire. Il déjeunait dans un restaurant quand, au moment de payer, il voit sur le comptoir deux pots surmontés chacun d’une affichette. La première indique : « Si vous aimez les Beattles, déposez votre pourboire ici ». La seconde : « Si vous préférez les Rolling Stones, mettez votre pourboire ici ».

Il interroge le restaurateur qui lui raconte que l’idée lui est venue par hasard, en entendant une conversation entre ses clients sur leurs préférences musicales. En proposant un choix à ses clients, le restaurateur a joué sur leurs émotions et les a ainsi poussés à l’action, donner un pourboire. Résultat : une augmentation des pourboires de 30%.

Enfin, je n’y crois pas parce que les machines sont incapables d’humour, pour moi la forme de créativité la plus subtile qui existe… Elles ne sont pas non plus capables de mentir, et encore moins de « mentir vrai« , cette qualité chère à Aragon.

Alors continuons à mettre dans nos livres, notre âme, nos imperfections et nos tripes. L’heure de passer la main aux machines n’est pas encore venue… n’est-ce pas ?

Publié dans Confidences d'auteure, Livres & Récits

Tongs & Stylos

J’ai le grand plaisir de vous présenter mon dernier ouvrage,
Tongs & Stylos.

Tongs & Stylos,
c’est un booster d’écriture pour les vacances.

– 21 jeux d’écriture inspirants et faciles (mais pas toujours)
– 20 minutes par jour pour relever le défi
– Des tas d’astuces d’écrivains…

 

 

Avec Tongs & Stylos, je n’ai pas la prétention de vous former à toutes les techniques d’écriture créative, ni de vous apprendre à écrire, en un été, le futur best-seller de la rentrée.

Ce que je vous propose, c’est un booster spécialement conçu pour ceux qui écrivent de temps en temps, mais pas assez à leur goût et qui veulent profiter de ce bel été pour se faire plaisir à raconter et à écrire. Il est aussi dédié à ceux qui voudraient bien écrire mais qui n’osent pas parce qu’ils ne savent pas par quel bout de feuille commencer.

Si vous êtes dans ces situations, Tongs & Stylos va vous offrir l’occasion d’installer un rituel d’écriture et vous aider à franchir le cap pour aller vers une écriture-plaisir.

Tongs & Stylos est disponible sur Amazon en version numérique pour l’emporter partout avec vous sur votre tablette ou votre liseuse et très bientôt en version papier…

Bel été et bonne écriture 🙂

« Concentrez-vous plus sur votre désir que sur votre doute,
et le rêve prendra soin de lui-même »
Mark Twain

Publié dans Confidences d'auteure, Livres & Récits

La saison des Late Bloomers

« Trouver sa voie, il n’est jamais trop tard »

Ce titre est celui de l’article écrit par Camille Perlès dans le PRIMA d’octobre (p58) où elle dresse le portrait des Late Bloomers. Avec beaucoup de sensibilité, la journaliste met en lumière les personnes qui prennent le temps avant de choisir leur voie.

Si je vous parle de cet article c’est que le sujet m’intéresse bien sûr (cf. mon billet précédent) mais aussi parce qu’il retrace, parmi d’autres, le parcours de Sans traces apparentes, premier roman publié après 50 ans.

En plus des témoignages, l’article s’appuie aussi sur le livre de Catherine Taret « Il n’est jamais trop tard pour éclore » qui donne trois conseils précieux pour trouver sa voie :

  1. Avoir confiance en la vie
  2. Garder à l’esprit que nous avons toujours prise sur nous
  3. Se souvenir que c’est notre propre lumière et non notre obscurité qui nous effraie le plus (d’après Nelson Mandela que j’adoooore).

Cela peut paraître simple à dire et difficile à faire, mais l’auteure témoigne  avec un enthousiasme pragmatique qui donne envie, au moins, d’essayer.

Pour en savoir plus, je vous invite à lire
l’article de Camille Perlès.


Un bel article et une belle rencontre, merci Camille 🙂

Allez, je vous laisse, car si je suis une late bloomer, depuis la rentrée je suis surtout une busy bloomer.

Amitiés 🙂

Publié dans Confidences d'auteure

Terra Incognita

Dans les temps anciens, les cartographes dessinaient le monde connu et désignaient les autres territoires Terra incognita.

Dans l’imaginaire collectif, ces zones inexplorées étaient peuplées de monstres et de créatures puissantes qui terrifiaient les uns et fascinaient les autres.

Au fil des siècles, il semblerait que nous ayons parcouru chaque parcelle de notre terre. Il nous reste les grands fonds pollués et une voie lactée de plus en plus embouteillée (oui je sais elle était facile).

Alors, aujourd’hui, 21e siècle de notre aire ère, que reste-t-il à explorer ? Que reste-t-il pour nous fasciner et nous faire rêver ?

Ma réponse fuse, évidente : la page blanche bien sûr…

Le point de départ de chacun de mes voyages dans les synapses frétillants de mon cerveau. Mon camp de base pour partir en exploration, à la découverte de nouvelles histoires à inventer. Au programme : aventure et inconnu…

Et vous, quel est le territoire insoupçonné que vous explorez ?

Publié dans Confidences d'auteure

Plaisir d’écrire

Lorsque vous osez dire que vous écrivez, certains regards s’échappent, des têtes se baissent, des murmures enflent.

« – Moi, j’aurais bien envie aussi, mais je n’ose pas. Je ne saurais pas faire… »

J’ai une nouvelle. IMPORTANTE & URGENTE !

Écrire s’apprend !

Désolée pour le génie créatif, c’est comme le monsieur du Pôle Nord et le petit rongeur sous l’oreiller, il n’existe pas. Au placard, le mythe du « Je ne peux pas parce que je n’ai pas reçu le don ».

Tout s’apprend si l’envie est là. Même les éditeurs le disent. La qualité des manuscrits qu’ils reçoivent depuis quelques temps a considérablement augmenté. Un phénomène qu’ils attribuent aux ateliers d’écriture qui fleurissent un peu partout. Il y en a sûrement un près de chez vous.

Et en plus, on peut apprendre dans le plaisir !

Il n’y a pas besoin d’être malheureux pour écrire ou d’avoir connu une grande tragédie personnelle. Le poète maudit est un boulet de plus à remiser dans le placard des mythes perdus. Il y a des ateliers qui vous concoctent des consignes d’écriture absolument jubilatoires. C’est le cas des exercices créatifs de Pascal Perrat, proposés sur son blog tous les 15 jours.

nadia_photoPour les chanceux qui résident à proximité de Bordeaux, il y a les ateliers Nadia Bourgeois. Une bulle hors du temps pour développer son imaginaire et surtout apprendre à écrire dans le plaisir.

Exemple d’exercice créatif que je m’inflige pour stimuler ma créativité et mon plaisir d’écrire :  Quelle sera la situation météoristique du mois de juin ?

Prévisions météoristiques :

Pluies au Nord, qui l’eut crue ?

A compter du 10 juin, risque de précipitations d’hommes en short, hurlant et brandissant drapeaux et bières. La situation devrait s’apaiser avec la dépression prévue pour le 10 juillet.

L’éphéméride du mois :
En Juin, plonge le marsouin.

La prédiction du grand mage blanc DacOdac :
« Le 21, Sol se tisse pendant que ciel s’éclaire ».
Serait-ce le grand retour de Noir Désir ?

Haïku juinesque :
Juin foins coupés embaumants
Trêve des croque morts
Plus de dragées moins d’œillets

Vous avez vu, c’est du grand n’importe quoi… !!!

Mais je me suis bien amusée et ensuite, j’ai fait une séance d’écriture super productive. Sur un sujet assez grave en plus. Ce qui m’amène à vous dire pour conclure :

« Joyeux mois de juin ! »

Nuages4

Publié dans Confidences d'auteure

Créativité, lou y es-tu ?

Est-ce les nombreux échanges sur les blogs cette semaine, vos encouragements ou les super retours sur Sans traces apparentes… ? Depuis quelques jours, mon imaginaire est reparti ! Les idées se bousculent et foisonnent.

Vraiment étrange, cet afflux de créativité. Soudain bouillonnant, après de longs jours passés en morne plaine… Je voudrais comprendre. Est-ce que quelqu’un s’est intéressé au phénomène ? Les scientifiques peut-être…

Creative Brain
Creative Brain

Pour les chercheurs des neurosciences, la créativité est un mécanisme bien plus complexe que la distinction entre les parties droite et gauche du cerveau (en théorie, le cerveau gauche serait rationnel et analytique tandis que le cerveau droit serait créatif et émotionnel). En fait, ils supposent que la créativité implique un certain nombre de processus cognitifs, de voies neuronales et d’émotions, mais derrière ces mots hyper techniques, personne ne se représente encore totalement comment l’imagination fonctionne.

Réponse incomplète, je pars chez les psychologues.

Une étude a montré que la créativité implique qu’une multitude de traits, de comportements et d’influences sociales soient rassemblées en une seule et unique personne. Oui mais lesquelles ? On l’ignore. Pour Scott Barry Kaufman, les personnes imaginatives ont des esprits désordonnés ». CQFD : l’imaginaire est insaisissable, mêmes pour les décrypteurs des mondes mystérieux de la sub-sur-conscience.

Me voici chez les coachs en développement personnel. Pour eux, la créativité est la faculté d’apporter un regard neuf sur une chose connue. Chacun est donc potentiellement créatif de sa créativité. Potentiellement ! Tout est là. L’imagination serait alors comme un muscle à entraîner. Et ces experts disposent pour cela de boites à outils bien garnies en haltères du cervelet et autres instruments de torsion des hémisphères.20150826_Cerveau_outils

Je revenais bredouille de mon périple, quand j’ai eu la chance d’avoir une carie. Ni une ni deux, je fonce chez le dentiste. Sur la table basse, un magazine me tend ses pages. En lettres grasses sur la une : « Connaissez-vous votre potentiel créatif ? La réponse en 5 questions ! ». Quelle merveilleuse synchronicité…

Je décide de tenter l’aventure. Vous me suivez ?

Question n° 1 : Rêvassez-vous régulièrement et depuis toujours ?

Les neuroscientifiques et les psychologues assurent que rêvasser implique les mêmes processus cognitifs que ceux associés à l’imagination et la créativité. Eh oui ! Les temps de cerveau disponibles ne sont pas toujours dédiés aux publicités, ils peuvent aussi, dans leur marche vagabonde, faciliter le processus « d’incubation créative ».

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Question n° 2 : Travaillez-vous mieux dans la solitude ou avez-vous besoin de l’ambiance d’une ruche ?

Chaque moment de solitude est un espace de vagabondage pour nos cerveaux, et donc de créativité. Dans ces têtes à têtes avec soi, rien ne vient perturber le flux des pensées, il n’y a personne pour couper la parole à la petite voix intérieure.

Attention ! Dans ces rêveries solitaires, peut surgir à tout moment un projet créatif, c’est-à-dire une activité que vous aimez, où vous possédez des compétences et qui vous met au défi.

Lorsque c’est le cas, une sorte de bulle se forme, une transe où la pensée consciente est dépassée. Le temps n’existe plus, vous entrez dans un état de concentration sereine qui gomme les perturbations externes. Rien d’autre n’existe que l’idée naissante.

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Question n° 3 : Observez-vous ce qui se passe autour de vous ?

Selon l’écrivain Joan Didio, « le dénominateur commun de tout ce que nous voyons est toujours, effrontément, l’implacable ‘JE ». Le « JE » est encore là quand nous utilisons le fruit de nos observations dans notre activité artisitique. Et ce « JE » ne peut être qu’unique parce que je suis moi et que vous êtes : vous. Unique, donc créatif.

Si en plus, vous osez (vous) poser toutes sortes de questions, sur le pourquoi du comment du machin chose… vous maintenez en éveil votre curiosité et votre désir de comprendre.

Or, si une chose distingue les personnes créatives, c’est bien leur capacité à décoder des zones d’ombre ou à créer des ponts entre des éléments parfois réputés incompatibles.

Question n° 4 : Êtes-vous renard ou sanglier ?

Alors que le sanglier préfère creuser son sillon, le renard furète dans les fourrés, le nez au vent à la recherche de nouvelles expériences. Que cherche-t-il ? Assouvir une curiosité, le grand frisson, une émotion, voire un fantasme… ? Autant de raisons, autant de renards. Ce qui les rassemble, c’est cette quête, ce désir d’explorer le monde, qu’il soit intérieur ou extérieur.

Question n° 5 : Échouez-vous souvent dans vos projets ?

Oui, vraiment ? Tant mieux ! La persévérance est une des clés de la créativité.

La meilleure idée du monde n’existe pas tant qu’elle reste coincée dans les méandres du cerveau. Or dans chaque étape qui sépare l’idée de l’objet, il y a tant d’écueils où s’échouer, tant d’obstacles à contourner. Mais chaque pépin est une pépite pour celui qui sait rebondir. Car plus on rate, plus on recommence, plus on développe sa créativité.

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Si vous répondu OUI à toutes les questions, vous êtes une créative puissance 10 x 10 au carré de la méduse… !

Alors il faut y aller maintenant.

Car finalement, oser n’est-il pas le point de départ de la créativité ? Oser exprimer ses besoins ou ses désirs dans ce qu’ils ont de singuliers parce qu’ils viennent de soi. Oser franchir le premier pas et les suivants…

Je vous laisse, j’ai un roman qui bouillonne… 20150826_Smiley