La Bibliothèque, la nuit

Mon coup de coeur de l’été !

Une exposition-installation en réalité virtuelle, un spectacle-immobile… Voilà le cadeau qu’Alberto Manguel, auteur du livre éponyme de l’exposition, nous a fait à la BnF cet été.

Nous sommes d’abord accueillis par ces quelques mots, magnifiques :

« Une bibliothèque n’est pas seulement un endroit où règlent l’ordre et le chaos ; c’est aussi le royaume du hasard. Même après qu’on leur a attribué une étagère et un numéro, les livres conservent une mobilité bien à eux. Laissés à eux-mêmes, ils se rassemblent en formation inattendue ; ils observent des règles secrètes de similarité, de généalogies non attestées, de communautés ou de thèmes […] Les histoires que renferment les livres se massent autour de ce que Henry James appelait une « intention générale » qui, souvent échappe au lecteur : « le fil sur lequel sont enfilées les perles, le trésor enfoui, le motif dans le tapis« .

J’adore cette idée de tectonique des livres, de rébellion organisée qui échappe au grand organisateur pour laisser s’exprimer l’essence intérieure…

Bref, j’ai adoré cette entrée en matière mais ce n’est rien à côté du voyage merveilleux dans lequel l’exposition nous a plongés. Et pour une fois, j’avoue être à court de mots pour vous raconter cette expérience magique. Ou alors il me faudrait plus d’espace qu’un billet de blog.

Pour vivre une petit part de cette exposition, cliquez ici.

Merci à l’auteur de cette vidéo et Bon voyage 🙂

 

 

Publicités

We could be heroes

Parisienne pour quelques mois, il était impossible de passer à côté de « David Bowie is ». En plus, je l’avais promis à Catherine et Élisabeth !

Annoncée comme l’une des expositions stars, elle tient ses promesses. Plus de 300 objets personnels offerts aux regards : ses tenues de scène mythiques et ses chaussures extravagantes bien sûr, mais aussi ses textes manuscrits, un fax reçu d’Elvis Presley qu’il admirait, des storyboards de ses clips, sa cuillère à cocaïne…

Bowie

Mais « David Bowie is » va au-delà d’une simple présentation d’objets souvenirs. Les organisateurs ont utilisé un système sonore « immersif en 3D » qui se déclenche automatiquement dès qu’on s’approche d’un panneau. Pendant toute la visite, la musicalité Bowie tourbillonne et nous enveloppe, nous plonge dans l’univers de l’artiste. Ce n’est pas sans regret qu’on rend les écouteurs magiques. On croit que tout est fini, on s’apprête à être triste et… surprise !

On pénètre dans une dernière salle et sur tous les murs, des écrans géants projettent des extraits de concerts. Apothéose grandiose –non, les mots ne sont pas trop forts, comme le final d’un feu d’artifice musical. Mes oreilles en frétillent encore !

David Bowie a dit un jour : « J’ai essayé par tous les moyens d’être moi-même et ça n’a pas marché, alors j’ai décidé d’être un autre et là, j’ai réussi ».

Cette rétrospective sur son parcours permet de mesurer à quel point David Bowie est un grand artiste, toujours en recherche de créativité et pourtant toujours LUI. Elle nous montre cette part d’authentique, l’étincelle de l’homme derrière les costumes.

Vous savez… ce petit quelque chose qu’on a tous au fond de nous, qui n’appartient qu’à nous et qui fait dire aux autres « Ça, c’est toi ! »… ce petit truc qui nous manque quand l’autre n’est plus là.