Jouer « croisés »

Vous le savez si vous suivez mes aventures.

Cette semaine, je suis à Cannes pour présenter nos jeux à raconter des histoires.

On a pris avec nous notre bonne humeur et toutes les belles pensées qui nous sont parvenues de partout. Encore merci. Merci. Merci…

Du plus loin que je me rappelle, j’ai toujours aimé jouer. Avec un gros faible pour les jeux de société, quand on s’attable tous autour d’un plateau ou d’un jeu de cartes.

Mais quand j’étais seule, j’adorais faire des jeux de mots, les croisés, les fléchés… Je les complétais mais je les créais aussi.

Dans le train qui m’amenait à Cannes, j’ai repris mon crayon-gomme et j’ai créé cette grille « spéciale livres ». À partager avec vous qui passez par ce blog, régulièrement ou de temps en temps, vous qui êtes amateurs d’histoires et de jolies phrases.

Cliquez ici pour télécharger la grille
Amusez-vous bien 🙂

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Les raconteurs d’histoires

C’était un soir, messieurs, mesdames. Un soir ordinaire d’avril 2016, une soirée entre amis, un dîner fabuleux concocté par Toma (chef à la Villa Tourny à Bordeaux, alors forcément…), rires, bonne humeur…

Nous en étions à l’armagnac quand il s’est passé cette chose extraordinaire. Je me surprends à parler d’un projet qui me tient à cœur : créer un jeu de société pour raconter des histoires. Un jeu qui montrerait à quel point c’est facile et amusant. Le scénario est là, dans ma tête, je le vois déjà…

Je parle, je parle et je vois Cécile hausser un sourcil. Si Toma a le don de décupler les saveurs, Cécile sait dessiner, peindre, coudre, travailler le bois… Bref ! elle a le talent immense de donner une réalité aux idées.  « Ça t’intéresse ? » Et hop, la voilà en train de sortir un papier, des crayons, son mac…

Presque deux ans plus tard, nous sommes très fières de vous présenter notre jeu. Mais je vais trop vite, il faut d’abord que je vous raconte l’histoire et ensuite, si le projet vous plaît, je vous dirait comment soutenir ce beau projet…

Au tout départ, le jeu à raconter des histoires s’appelait « PITCH ME UP ! ». L’idée : avancer sur un parcours, collecter des cartes (personnages, univers, rebondissements…) et être le premier à raconter son histoire en 1 pitch très court.

Après environ 1056 essais, sous l’œil de Pepper le chat, nous arrivons à un premier plateau de jeu, tout en rond. Magnifique et parfaitement injouable. On ne savait pas par quel chemin avancer, on tournait en rond. Est venue ensuite l’idée d’un labyrinthe, avec des passages secrets et tout et tout… Compliqué ! Finalement, nous avons opté pour la SIM-PLI-CI-TÉ, un chemin qui va de la page blanche à la fin de l’histoire.

Nous étions en train de boucler le projet quand PATATRAS !!! Les brioches Pasquier s’offusquent du nom de notre jeu PITCH ME ! et elles nous intentent une procédure par l’intermédiaire d’un cabinet d’avocats à papier filigrané. Ces dames craignent que notre jeu qui s’adresse à des ados et des adultes ne soit confondu avec leurs goûters pour enfants… Nous présentons nos arguments jusqu’à M. Pasquier lui-même. Rien à faire. Refuse notre nouvelle proposition : PITCH ME UP !

Et vous savez quoi ? Six mois après nos premiers échanges (une coïncidence bien sûr), les brioches changent de ligne publicitaire. Elles abandonnent « Être un enfant c’est du sport » avec Teddy Riner pour le slogan « Notre histoire est aussi la vôtre »… Ah ben on comprend mieux !

Bon alors, pas le choix, nouvelle séance de brainstorm pour trouver un autre nom.

Ce sera STORY pitchers, les raconteurs d’histoires

Vient ensuite le temps des tests, avec la famille et les amis d’abord, puis avec plein plein de gens. Nous avons joué en médiathèque, avec des gens qui aiment écrire et raconter des histoires. En maison de retraite, avec des personnes âgées. En centre culturel, avec des djeuns. En soirée jeux, avec des gens de tous horizons.

Entre chaque test, nous avons affiné, rayé, ajouté, modifié, amélioré… Pour arriver à une mécanique de jeu intuitive et dynamique, avec des règles compréhensibles sans prise de tête.

Ce qui nous a marquées, tout le long de ces tests, c’est qu’à chaque fois, les joueurs se sont pris au jeu. TOUS ! Quelques lancers de dés, et les inhibitions s’estompent. Voilà les joueurs qui inventent, inventent… et sèment des embûches sur le chemin des autres joueurs, tout ça pour être les premiers à atteindre la Pitch Bulle et pitcher leur histoire.

Le seul problème que nous n’avons pas réussi à résoudre, c’est comment réduire le volume sonore en cours de partie. Parce que quand ça pitche, ça fait du bruit, et des rires, et des « splatch, fatale case ! »…

C’est cette magie qui nous réjouit à chaque fois, quand on voit les joueurs sortir heureux d’une partie, tout surpris d’avoir inventé une belle histoire. Avec l’envie furieuse de recommencer, juste pour voir si ça marche encore.

C’est cette magie qui nous a incitées à aller plus loin, à faire construire un prototype de STORY pitchers et le voici, TADAM !

Il est beau non ?

Et maintenant ?

Maintenant, nous sommes en février 2018, presque 2 ans après cette soirée ordinaire. Et l’étape qui nous attend maintenant, c’est de présenter STORY pitchers aux éditeurs lors du Festival des jeux de Cannes.

Alors si le projet vous plaît, si vous avez envie de voir ce jeu exister, venez avec nous

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Suivez nos aventures en direct live

Au cas où on serait sélectionnées, on voudrait vous dire merci dès maintenant.

MERCI à vous qui nous rejoignez.

MERCI à Adeline, Bernard, Cléo, Julien, Denis, Helena, Lucile, Marie-Laure, Mickaël, Nadia, Nolan, Rémi, Toma, Victor.

MERCI à tous les joueurs testeurs qui se sont associés à cette belle aventure.

Et MERCI à Pepper le chat sans qui nous ne serions pas allées au bout de cette belle aventure.

Psitttt ! Si vous voulez liker, c’est ici !

7 bonnes raisons de jouer

Noël arrive à grands pas, les rayons des magasins se garnissent de jouets. Dans ma vie professionnelle, je construis des formations qui s’appuient souvent sur la mécanique du jeu. Aux ateliers polar, je m’amuse comme une folle à semer des indices que personne ne trouvera, sauf l’enquêteur ! Et je ne vous raconte pas avec mes petits enfants, nous jouons avec tout ce qui nous tombe sous la main, parfois rien…

Bref, je joue… de plus en plus, dans tous les compartiments de ma vie et je ne voudrais plus vivre autrement. Parce que jouer, c’est important. Et on l’oublie trop souvent en grandissant.

7 bonnes raisons de se rappeler qu’il faut continuer à jouer

1. Jouer fait oublier les soucis du quotidien et apporte de la joie (les Romains le savaient bien et le succès des jeux télés le démontre encore aujourd’hui).

2. Le jeu fédère et crée du lien. Il libère le plaisir à être ensemble et à partager.

3. Les enjeux du jeu font exploser les barrières sociales. Quel que soit l’âge ou le statut, il n’y a plus autour du jeu que des joueurs qui s’expriment pour défendre leurs choix, qui s’affrontent ou s’entraident. Les plus gros contrats ne se négocient-ils pas sur les terrains de golf ?

4. Grâce au jeu, petits et grands apprennent. Tout simplement et sans s’en rendre compte, les joueurs sollicitent leurs connaissances, développent leurs capacités de logique et de concentration, inventent des stratégies nouvelles…

5. Grâce au jeu, petits et grands apprennent sans pression. La part du hasard atténue la crainte de l’erreur qui pourrait conduire à l’échec.

6. Le jeu favorise l’émulation et la collaboration. C’est particulièrement vrai pour les jeux coopératifs qui amènent les joueurs à se dépasser, naturellement. On gagne ensemble ou on perd ensemble. Donc on va s’aider.

7. Enfin, le jeu est un outil de valorisation et d’intégration. Chaque joueur devient un membre à part entière d’une communauté (que ce soit autour d’une table ou sur les réseaux), un être reconnu et apprécié pour sa contribution dans le jeu.

L’occupation préférée, la plus intensive de l’enfant est le jeu.
Il serait alors injuste de dire qu’il ne prend pas ce monde au sérieux. 
Sigmund Freud

Et vous ? Depuis quand n’avez-vous pas libéré l’enfant en vous ? Quelle est la dernière fois où vous avez joué, pour de vrai, sérieusement ?