La saison des Late Bloomers

« Trouver sa voie, il n’est jamais trop tard »

Ce titre est celui de l’article écrit par Camille Perlès dans le PRIMA d’octobre (p58) où elle dresse le portrait des Late Bloomers. Avec beaucoup de sensibilité, la journaliste met en lumière les personnes qui prennent le temps avant de choisir leur voie.

Si je vous parle de cet article c’est que le sujet m’intéresse bien sûr (cf. mon billet précédent) mais aussi parce qu’il retrace, parmi d’autres, le parcours de Sans traces apparentes, premier roman publié après 50 ans.

En plus des témoignages, l’article s’appuie aussi sur le livre de Catherine Taret « Il n’est jamais trop tard pour éclore » qui donne trois conseils précieux pour trouver sa voie :

  1. Avoir confiance en la vie
  2. Garder à l’esprit que nous avons toujours prise sur nous
  3. Se souvenir que c’est notre propre lumière et non notre obscurité qui nous effraie le plus (d’après Nelson Mandela que j’adoooore).

Cela peut paraître simple à dire et difficile à faire, mais l’auteure témoigne  avec un enthousiasme pragmatique qui donne envie, au moins, d’essayer.

Pour en savoir plus, je vous invite à lire
l’article de Camille Perlès.


Un bel article et une belle rencontre, merci Camille 🙂

Allez, je vous laisse, car si je suis une late bloomer, depuis la rentrée je suis surtout une busy bloomer.

Amitiés 🙂

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The late bloomers

Vous rappelez-vous de cet article du mois de juin ? Je vous racontais certaines réactions lorsque vous osez dire que vous écrivez. Quand certains regards s’échappent et que des têtes se baissent…

« – Moi, j’aurais bien envie aussi, mais je n’ose pas. Je ne saurais pas faire… Et puis, il est trop tard maintenant… »

Non, il n’est pas trop tard !

Connaissez-vous les late bloomers ? Littéralement les floraisons tardives. En France, on dirait plutôt les vendanges tardives mais c’est parce que nous avons des racines bacchusiennes.

Le late bloomer est une personnalité qui révèle tout son potentiel à la maturité. Là où la culture française traduit late par « en retard ou trop tard », les anglo-saxons reconnaissent ces personnes qui réalisent leur destin, innovent, ou explosent de créativité à leur heure. Souvent mieux que les perce-neiges car sublimant leur expérience.

De Mark Twain au Prix Nobel de littérature Toni Morisson en passant par Cézanne, Louise Bourgeois, Vincent van Gogh, Miguel de Cervantes… Ils sont nombreux les talents éclos après trente, quarante, cinquante ou soixante ans…

Hokusai

D’autant plus qu’aujourd’hui on ne meurt plus à 35 ans, on peut mener une deuxième voire une troisième ou une quatrième vie. Et allons encore plus loin… Si en réalité, on avait une vie pour chaque âge ?

Mon premier roman a été publié l’année de mes 50 ans alors que j’ai écrit ma première histoire à l’âge de six ans. Dans mes heures sombres, quand je pense à tous ces bouts de romans abandonnés au fond de mes tiroirs, je me dis que j’ai perdu du temps, que je n’aurais pas dû m’arrêter d’écrire après l’adolescence.

Oui mais voilà ! J’avais d’autres priorités. Un couple heureux, deux enfants magnifiques à 18 mois d’intervalle, un métier passionnant… L’écriture est sortie de ma vie sans bruit. Et elle ne m’a pas manqué pendant cette belle période.

Puis, un jour, l’écriture m’a rattrapée, comme une impérieuse nécessité.

« – Il est trop tard maintenant… » me disent les gens.

Le « trop tard » peut arriver à tout âge. Mon « trop tard » à moi a failli arriver à 40 ans, puis à 48. Deux fois ! Alors non l’âge n’est qu’un prétexte, comme le temps que l’on n’a jamais en quantité suffisante.

Si on me donnait une baguette magique avec le pouvoir de changer mon passé, de gagner du temps… Je ne changerais rien, pas une virgule ! Même les épisodes les plus douloureux. Car tout ce que j’ai vécu fait que je suis qui je suis aujourd’hui.

Foret3J’ai eu besoin d’une moitié de vie pour prendre conscience de ce que je voulais réellement dire et faire, une moitié de vie pour m’engager sur le chemin que je voulais prendre vraiment.

Alors quel bonheur aujourd’hui, de cheminer pleinement consciente du temps qui est passé et qui m’a été donné, du voyage qui sera de toutes façons trop court, de l’urgence d’en savourer chaque pas et chaque caillou.

Pour conclure ce billet un peu long, j’ai une autre nouvelle à partager, une découverte que j’ai faite sur ce chemin : « Personne d’autre que vous ne vous empêche de prendre la voie que vous voulez. » Alors, qu’est-ce que vous vous en dites ? Avez-vous l’intention de faner avant d’avoir fleuri ? Allez-vous rejoindre le cercle très ouvert des Late Bloomers ?