La désobéissance des pouces

J’avais dit pouce cet été pour faire un break mais aussi pour consacrer plus de temps à l’écriture.

Et voici le résultat, il vient d’arriver.

Un beau bébé de 140 pages. La couverture, que j’adore, a été dessinée par Cécile Brunet, mon amie et complice dans de nombreux projets, mais ceci est une autre histoire…

Allez, je vous fait le pitch ?

« Naître suspendu à un cordon ombilical dont il faut être délivré pour pouvoir respirer, voilà une bien étrange façon d’arriver dans un monde soi-disant libre.

Carmadoc, Sophir, Mira, Anthony, Kham, Théo…

Au travers de sept récits courts comme la vie, ce recueil raconte l’histoire de femmes et d’hommes qui, chacun à leur manière, ont bravé les règles imposées pour suivre leur voie. Quel que soit le prix à payer… »

Pourquoi la symbolique du pouce ? Après la station debout, c’est le pouce qui nous a donné la capacité de saisir ce dont nous avions besoin. Or, qu’y a-t-il de plus précieux que de prendre en mains notre vie ?

Le pouvoir d’agir

Dans ce recueil, j’ai exploré la notion de liberté dans le sens de « pouvoir agir » et son évolution à travers le temps. Depuis l’an zéro jusqu’à… bien après nous.

Ce qui m’a intéressée, en tant qu’auteur, ce n’est pas seulement d’observer si nos latitudes s’étaient agrandies, une cage reste une cage, quelle que soit sa taille. Non ce qui m’a intéressée plus particulièrement, c’est de voir si les sanctions à dévier des routes préétablies s’étaient estompées sous l’effet de ce que l’on appelle, la civilisation.

Des histoires d’aventure et d’amour

Ces notions de liberté et de pouvoir d’agir n’ont pas donné naissance à un recueil d’essais. Je n’ai aucune prétention philosophique. Mais elles m’ont inspirée des histoires où les personnages passent à l’action et prennent leurs libertés en mains. Aventures, romances… Certaines histoires sont des nouvelles, d’autres sont des mini-romans. Toutes ont un point commun : vous proposer des lectures d’évasion !

Le recueil est disponible en version brochée et dédicacée, en me contactant en message privé OU en version numérique sur Amazon.

Bonne lecture 🙂

 

 

PS : Si vous avez aimé le recueil, n’hésitez pas à laisser un commentaire sur Amazon, Babelio, où vous voulez… Merci d’avance 

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« La valse des folles » Zema Birdy

« La valse des folles » est un recueil de nouvelles écrit par Zema Birdy. C’est le deuxième livre que je lis de cette auteure, le premier étant son roman « L’arbre aux fruits maudits ».

Zema Birdy est une auteure à l’univers très particulier, qui puise son inspiration dans les anecdotes de la grande histoire. On apprend des tas de choses insolites à la lire, comme l’histoire du Bal des folles, organisé chaque année à l’Hospice de la Salpétrière, pour le divertissement du « beau monde ».

Une plume très particulière aussi, avec un sens de la formule qui vous fauche en pleine lecture : « des lavomatics placés en retrait comme des chevaux de course dans des boxes », un monde hospitalier « à cheval entre une morgue, un musée et un club échangiste », une grande parfumeuse « coupée du monde et des honneurs, pareille à l’escargot qui se rétracte sous l’effet du doigt qui tente de le caresser »…

Enfin, Zema Birdy a un goût particulier pour nous emmener là où on ne s’y attend pas, ses histoires sont très originales. Quant à la chute… chut !

Zema 2ok

Zema Birdy a accepté de se dévoiler au travers de quelques questions.

Dans la peau de quelle personnalité aimerais-tu vivre une journée ? Et qu’en profiterais-tu pour faire ?

Est-ce que cela te surprendra si je te dis que je n’ai ni « Dieu ni maître » ? Je suis plutôt un produit avec options. C’est-à-dire que d’un modèle standardisé j’essaye de créer un modèle unique. Non pas que ressembler aux autres me dérange, mais quelque part j’espère être différente.

Ne pas rentrer dans le moule convient parfaitement à mon côté rebelle. N’empêche que si pendant une journée je devais entrer dans la peau d’un autre entre vingt et quarante je t’aurais répondu à la fois Charlotte Rampling pour tourner un film et Louise Michel perchée sur une barricade et encourager le peuple de Paris. Aujourd’hui je choisirais plutôt Gaspard Proust ou Lucchini. Une façon personnelle de surtout ne pas se prendre au sérieux, mais avec intelligence, conviction et sans modération.

Quelle est la question qui te tourmente le matin au réveil ?

Rien, j’ai le pouvoir de clouer le bec à mes chagrins ou mes bonheurs et de me réveiller sans  l’esprit libre.

Où étais-tu avant ta naissance ?

Pour moitié un ovule ouvrier dans le ventre de ma mère et pour l’autre un spermatozoïde bourgeois dans les testicules de mon père !

Que dirais-tu à la jeune Zema le jour où elle a écrit la première page de son premier roman ?

Toi qui aimes les épreuves, les défis, tu vas être servie …

Une citation qui te touche ?

« Et pourtant elle tourne« . Galilée aurait prononcé cette phrase malgré son abjuration. Cette citation, même si elle n’est qu’un mythe, m’émeut beaucoup. Il est condamné en 1633 et réhabilité seulement en 1992 par l’église!  Je suis une femme qui ne supporte ni l’injustice ni la bêtise.

Dernière chose, raconte-nous ton pseudo stp ?

Je cherchais un prénom orignal, je l’ai trouvé dans mon arbre généalogique : Zema est le prénom de mon arrière grand-mère. Quant à Birdy c’est un trait d’humour, une provocation. D’une part vis-à-vis de mon mari qui ne croyait pas à l’écriture de mon roman et qui joue au golf (birdy est un terme de golf). D’autre part c’est aussi « petit oiseau » en anglais, là encore une façon de ne pas me prendre au sérieux.

Merci Zema et bon vent à la Valse des folles 🙂