Deux maux à vous dire

Je pourrais vous dire comme Voltaire que je suis prête à me battre jusqu’à la mort pour que chacun puisse exprimer ses idées, même si je ne suis pas d’accord avec elles. Mais ce serait faux.

D’abord, un combat à mort sera toujours un dernier recours. Ensuite, mes valeurs de liberté d’expression s’arrêtent devant les incitations à la haine et les bonnes-raisons-pièges-à-cons qui asservissent les uns au profit de quelques autres.

Dimanche prochain, nous allons élire l’homme ou la femme qui nous dirigera, représentera notre pays, et incarnera notre culture, nos valeurs.

Dans quelques minutes, les deux candidats vont s’affronter face à face.

L’un est susceptible de mettre le feu aux poudres à tout moment, l’autre peut s’avérer toxique. Alors que faire ?

J’avoue. Devant cette situation, je suis à courts de mots et d’idées. Je n’arrive pas à visualiser la fin de cette histoire et aucun des synopsis que j’entrevois ne tend vers un happy end.

Le vote blanc n’a pas d’autre poids que celui de cautionner le système et le futur élu. Pourtant, j’irai voter dimanche. Même si ce bulletin pèsera lourd dans ma main. Je penserai  très fort à mes enfants, mes petits-enfants… À cette vie que je leur ai donnée. À ce monde meilleur que je crains de ne pouvoir leur offrir…

Ce blog est une tribune dédiée à l’écriture. Si, contrairement à mes habitudes, j’ai décidé de m’exprimer sur un sujet politique, c’est parce qu’il est aussi l’écho de ma voix d’habitante de la planète Terre, de citoyenne de ce monde de fou.

Je suis auteure et j’écris parce que sinon, quelque chose va mal en moi. J’invente des histoires pour réenchanter le monde. Et parfois, je brandis mes mots bien haut.

Comme aujourd’hui.

Non pour me positionner « pour » ou « contre » (encore que…) ni dicter ce qu’il faut faire, mais pour porter, à mon humble niveau, la plume dans la plaie.