Rentrée d’écriture

Quand j’ai ouvert ce blog, j’avais juste envie de partager mes textes et de rencontrer d’autres auteurs pour parler d’écriture et de lectures. C’était en 2014 et depuis cette date, il s’est passé beaucoup de choses.

La publication de mon premier roman tout d’abord et ces deux prix qu’il a reçus. Quelle émotion quand les jurys l’ont désigné entre tous… Cet automne, c’est un recueil d’histoires courtes « La désobéissance des pouces » qui sortira, publié par les Editions du Vénasque.

Entre les deux livres, j’ai co-créé deux jeux de société à raconter des histoires, écrit un cahier de vacances spécial auteurs « Tongs & Stylos », animé des ateliers d’écriture, accompagné des auteurs sur leur manuscrit…

Tant de belles expériences vécues et de belles rencontres ! Mais il était temps que je me recentre. Et c’est chose faite puisque me voilà plongée dans l’écriture d’un thriller urbain. J’aime les histoires à suspense et « Le silence à l’ombre des pins » a parfois été catalogué comme thriller mais cette fois, j’ai envie d’y aller à fond.

Et le blog dans tout ça ? Je vous avouerai franchement que depuis quelques temps j’avais beaucoup de doutes. Après plus de trois ans à poster mes billets d’humeur, il y avait comme une impression de tourner en rond.

Embarquement pour l’écriture

J’en étais là de mes réflexions quand j’ai eu l’idée, ou plutôt l’envie, de réorienter le blog. L’idée, c’était de vous embarquer avec moi dans le parcours d’écriture de ce nouveau roman. Pas pour dévoiler l’histoire semaine après semaine  à la manière d’un feuilleton mais pour partager les grandes étapes de l’écriture d’un roman.

Il y en a tellement : le choix d’un sujet, les recherches, l’élaboration des personnages –comment ils me choisissent, les premiers jets d’écriture –forcément  mauvais pour ne pas dire m…, la phase de réécriture que personnellement j’adore. C’est pour moi dans cette phase que se noue la relation véritable entre un auteur et son texte.

Mais en même temps, je n’avais pas envie que ce partage tourne à la démonstration. En clair, je ne voulais pas me donner en exemple en prodiguant des conseils d’écriture qui ne conviendront qu’à ce projet. Pour éviter de tomber dans ce travers, j’ai donc ouvert un autre blog « Le LABB’auteurs » qui lui, traitera des techniques d’écriture et des questions d’identité d’auteur. Si ces sujets vous intéressent, n’hésitez pas à vous inscrire. Chaque mois, j’aborderai en profondeur un thème essentiel lié à l’écriture.

Mais refermons cette parenthèse et revenons à ce que je vous propose pour la rentrée. Il s’avère que j’adore les ateliers d’écriture. Loin d’adhérer au mythe de l’auteur solitaire, je suis une grande fan de l’expérience d’écrire en groupe. J’y trouve souvent le plaisir de partager la même passion et une atmosphère inspirante.

Pour la rentrée, je me suis inscrite à trois ateliers d’écriture choisis dans les catalogues automne / hiver des écoles d’écriture parisiennes. J’ai bien sûr écarté les ateliers de Gallimard et du Figaro Littéraire qui proposent un atelier sur 6 séances pour la modique somme de 1 600€. Un peu cher pour écrire une nouvelle…

Canon à trois voix

Les trois ateliers que j’ai choisis reposent repose chacun sur une philosophie et des modalités différentes et tous sont en lien avec mon projet de thriller urbain :

  • Le premier est un stage Aleph organisé en formule intensive sur 3 jours. Sébastien Gendron nous propose une « Initiation au polar». Le titre du stage est un peu réducteur puisqu’il aborde également le roman noir, thriller et le récit à suspense. L’objectif, à la fin de ces trois jours, est de nous avoir appris les ficelles du genre et de nous avoir placés en situation d’écrire le noir. À l’issue des trois jours, chacun des participants doit être en mesure de se lancer dans l’écriture de son propre projet.
  • Le deuxième atelier « L’art du suspense» s’échelonne en 10 séances de 2 heures à partir de fin septembre. Organisé par Les Mots, l’atelier est animé par Ingrid Desjours et il traitera de la mise en tension d’une histoire. L’objectif : faire de son histoire un véritable page-turner, c’est-à-dire un livre qu’on n’arrive pas à lâcher, en faisant frissonner son lecteur, en visant à la fois son cerveau et son cœur…
  • Le troisième mais non le moindre est animé par Eric-Emmanuel Schmitt en format masterclass à distance. Ce MOOC séquencé en 20 vidéos promet aux quelques 3 000 participants de leur faire vivre une expérience unique en leur donnant accès à tous les secrets ou presque de ce maître en écriture.

J’aurai donc le privilège cette année de bénéficier de l’expérience de trois écrivains connus et reconnus qui acceptent de partager une partie de leurs secrets pour nous permettre d’avancer un peu plus loin sur notre chemin d’auteur. Les trois ateliers reposent sur trois méthodes différentes et affichent trois objectifs différents, qui correspondent à mon projet d’écriture.

Avec Sébastien Gendron, j’explorerai les codes du genre. À moi ensuite de choisir de les respecter ou de les contourner. Avec Ingrid Desjours, j’approfondirai les techniques d’écriture liées au suspense et avec Éric-Emmanuel Schmitt, c’est l’ensemble de mon projet que j’aurai l’occasion de questionner.

Rendez-vous semaine prochaine

Au final, ce que je vous propose sur ce blog à partir de la rentrée, ce n’est pas de dévoiler le contenu des cours car il appartient à leurs auteurs. Ce que je vous propose, c’est de partager l’avancée de l’écriture d’un roman au travers de ma participation à ces trois ateliers. Et au fil de l’eau, de découvrir ce que les ateliers d’écriture peuvent réellement apporter.

Tous les lundis, partagez le quotidien d’un roman, la vie d’une auteure en apnée et explorez l’univers des ateliers d’écriture animés par de grands écrivains…

Si l’aventure vous intéresse, rendez-vous chaque semaine, même lieu, même heure.

Premier épisode semaine prochaine.

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Charlie fait des petits

OU plus exactement « Charlie fait un petit ».

Non elle n’est pas enceinte mais ses aventures aux côtés de Lucas, Simone et les autres seront disponibles en format semi-poche à partir du 1er mai, jour du muguet et de ses clochettes porte-bonheur

Une belle histoire qui se poursuit, grâce à tous les lecteurs qui ont aimé Sans traces apparentes.

Je suis très touchée par l’accueil que vous avez réservé à ce premier roman et qui m’encourage tous les jours.

Un grand merci à tous.

A bientôt,
Élisa 🙂

Oser exister

Il y a tant de livres qui surgissent sur les étalages des librairies chaque mois (on parle de 11 000 ? ! ?). Alors pourquoi un libraire ferait-il une place sur ses rayons à un premier roman écrit par un auteur inconnu ?

Sauf que pour exister, un livre doit être présent en librairie. Avant de l’adopter, il faut être attiré par la couverture, plonger dans le résumé de la 4ème de couv’, feuilleter quelques pages. Sauf pour les auteurs dont nous sommes des inconditionnels, c’est un rituel indissociable d’une première rencontre avec un livre.

Depuis quelques semaines, j’avais comme un creux dans mon ventre, un vide à combler. J’aurais tellement voulu voir Sans traces apparentes sur les rayons d’une librairie, entouré d’autres livres, feuilleté par des mains curieuses…

Il y a quelques semaines, j’ai pris mon livre sous le bras et je suis partie sillonner les routes des Landes. J’ai commencé mon périple  au PRESSE LIVRE à CapBreton. Une belle librairie-maison de la presse le long de la plage. Je suis entrée.

Au centre du magasin, un rayon avec des livres et des romans régionaux. Plus de prétextes pour ressortir en m’excusant d’avoir osé entrer. J’ai choisi quelques cartes postales, sésame pour m’approcher de la caisse et oser engager la conversation. Je crois que j’ai balbutié : « …auteur…roman… Landes…dépôt livres ? »

« – Mais oui avec plaisir. Ici on aime les auteurs locaux. Et vous seriez d’accord pour une dédicace ? »

J’ai poursuivi ma tournée sur la côte landaise : Vieux Boucau, Soustons, Léon, Vielle-St-Girons, Lit-et-Mixe, Mimizan, Parentis en Born…

Comme le héros de Laurent Gounelle dans « L’homme qui voulait être heureux », je m’attendais à recevoir refus sur refus. Presque partout, j’ai reçu un accueil chaleureux. Et je repartais, laissant derrière moi une petite pile de livres à la couverture bleu argent.

Aujourd’hui, le livre existe dans les librairies des Landes, j’ai commencé ma première dédicace à Soustons, tout près de Magescq et de Messanges, sur les traces de Charlie.

Et en point d’orgues de cette belle aventure, un article magnifique écrit par Isabelle Chambon sur Sans traces apparentes paru lundi dans l’édition landaise de Sud-Ouest.

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Après le Mois M… le Jour J !

Je reviens en courant après quelques semaines d’absence. Attachée à mon clavier pour fignoler les dernières corrections de Sans traces apparentes. Et j’y serais encore si Mathilde, Reine de la Rémanence ne m’avait pas sortie de ma transe… Injonction de perfection pour offrir le meilleur livre possible… et ça y est !

J’ai reçu le bébé et -je ne dis pas cela parce que c’est le mien, mais qu’est-ce qu’il est beau !

J’étais fière de vous l’envoyer, à vous qui l’avez commandés en prévente. Je craignais de les dédi-casser mais j’ai pris un grand plaisir à personnaliser chaque exemplaire. Très touchée par votre soutien, merci de tout coeur.

Très touchée également par vous tous qui annoncez votre intention de l’acheter en librairie.

Pour vous remercier, voici l’arbre généalogique de Charlotte-Sophie Monset dite Charlie, l’héroïne de cette histoire.

Vous pouvez l’imprimer et vous en servir comme marque-page.

Très bonne lecture à tous 🙂

Élisa

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Sans traces apparentes

ON Y EST !!!

Sans traces apparentes sort en librairie le 15 juillet prochain.

J’aime cette histoire, j’aime ses personnages et je suis très heureuse de les partager. Un grand merci à Mathilde pour accueillir le roman dans sa « maison ».

Voici le pitch choisi pour la 4ème de couverture :

« Après la mort brutale de son compagnon, Charlie se réfugie chez sa grand-mère, au cœur de la forêt landaise. Alors qu’elle espérait retrouver la paix, elle découvre dans la vie de ses ancêtres une série de morts tragiques qui font écho à sa propre histoire. Coïncidences ou malédiction ?

Charlie refuse de laisser de vieux secrets de famille peser sur son avenir. Elle remonte le temps, à la recherche de la vérité, entraînant le lecteur dans une enquête « psycho-généalogique » aux nombreux rebondissements. »

sans traces apparentes une

PS : En prévente sur le site des Editions de la Rémanence jusqu’au 30 juin. Je peaufine mes dédicaces…

 

 

 

Sans traces apparentes

Je sors à peine d’une brume analgésique pour vivre un rêve éveillé que je veux partager avec vous.

Mon premier roman, vous vous souvenez ? Celui qui était jugé inclassable ?  Eh be… il vient de trouver son éditeur ou plutôt son éditrice :

Mathilde Palfroy, créatrice des Éditions de la Rémanence

Selon mon fidèle compagnon Robert Larousse, la rémanence est cette sensation qui persiste quelques temps après la disparition de la cause ou du stimulus. Sans traces apparentes traite des blessures qui nous sont transmises par la vie et notre passé familial, celles que nous portons en nous, parfois sans en être conscients.

Par ailleurs, mon « ambition » d’auteur est que mes histoires interpellent les esprits, les émotions. Que le lecteur ou la lectrice referment la dernière page encore imprégnés de son atmosphère. Pour une poignée de minutes, quelques secondes…

Il y a eu comme une espèce d’évidence. Je ne pouvais pas ne pas envoyer mon manuscrit à cette maison si bien nommée !

La suite s’est faite très simplement. Un mail reçu il y a quelques temps, un échange téléphonique, la découverte du catalogue et des autres auteurs. Une rencontre à Lyon, une belle rencontre. Mathilde est une éditrice passionnée et son rapport authentique au livre m’a beaucoup touchée.

Une aventure passionnante s’annonce ! Celle de la relation éditoriale que je voulais tellement vivre autour de ce livre. Suite au prochain épisode…

Parution prévue en Juin 2015 !

Plage pour STA2015

Projets 2015 et suivants…

Certes, j’ai promis de ne pas prendre de bonnes résolutions. Ce n’est pas une raison pour ne pas vous parler de mes projets d’écriture.

Certains sont bien avancés.

Mon premier roman « Sans traces apparentes » devrait être publié cette année. Oui 2015, je vous en reparlerai très bientôt. Une quête psycho-généalogique dans les forêts landaises. Pour frémir sur la plage cet été.

En ce moment, je mets la dernière main à la réécriture d’un recueil de nouvelles historiques « Le syndrome de Pinocchio ». Mais c’est vraiment la dernière parce que sinon ce ne sera jamais terminé. Il existe un syndrome d’auteur réel qui consiste à avoir du mal à laisser partir son « bébé » avant qu’il ne soit parfait. Autant dire que la tentation est grande de le garder à ses côtés pour toujours, à l’abri des critiques extérieures…

Ce qui revient aussi à se priver des autres regards et des partages avec les lecteurs. Cette année, par exemple, j’ai osé publié un texte court sur la plateforme de Short édition. « Terrain de jeu » a été lu par près de 200 lecteurs et a donné lieu à des échanges particulièrement riches ensuite. Une belle expérience qui participe au plaisir d’écrire pour donner à lire.

Pour tout savoir sur les projets à venir, cliquez ici.

Très bonne future lecture,
Elisa

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À la croisée des musées

Une histoire de rencontres

« Sans Traces Apparentes » est né, un été, de la visite rapprochée de deux musées : le château de Cadillac et le Musée du Vercors. Ces lieux m’ont ouvert la porte de deux univers de déportation : vers les bagnes ou vers les camps de concentration.

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De fil en aiguille, ou plutôt de malheur en malheur, j’ai pris conscience que la guerre et ses massacres avaient marqué toutes les générations qui nous ont précédées. C’est à ce moment que l’histoire a germé, mettant en scène cinq femmes sur cinq époques:

  • Éloïse, la princesse devenue bagnarde,
  • Adèle, la battante de l’Entre-Deux Guerres,
  • Simone, la survivante de la Seconde Guerre Mondiale,
  • Françoise, l’étouffée des Trente Glorieuses,
  • Charlie, la contemporaine.

Cinq femmes avec mille raisons de se réfugier dans le silence. Chacune a enterré sa souffrance dans l’oubli.

Une saga familiale ?

Plutôt un thriller psycho-généalogique. « Sans traces apparentes » retrace la quête de Charlie pour mettre à jour les secrets enfouis par sa famille.

Son objectif n’est pas de partir à la recherche des coupables. Ils sont multiples et insaisissables : les hommes, les femmes, les événements, l’époque, les groupes sociaux, elles-mêmes… Tour à tour victimes ou bourreaux.

Ce n’est pas une réparation par la punition que Charlie recherche. Ce qu’elle désire par-dessus tout, c’est faire exploser le déni où sa famille s’est enfermée et stopper la spirale infernale. C’est à cette condition qu’elle pourra à nouveau regarder l’avenir avec espoir.

Une histoire vraie ?

Aux lecteurs qui me demandent si ce roman est issue d’une histoire vraie, je réponds NON.

Quoique… !
Quelle part de mon inconscient s’est immiscée dans cette histoire ?
Je l’ignore. J’ai peu d’éléments sur mon passé familial : quelques fragments, la vision tronquée d’une enfant… Ces bribes inscrites quelque part dans un recoin de mon cerveau reptilien se retrouvent forcément au long de ces pages.

Mais cette méconnaissance m’a protégée de la tentation d’ouvrir mes propres tiroirs.
Qui sait quels secrets m’auraient sauté à la figure ?